FAQ

FAQ

image_pdfVersion PDFimage_printImprimer

Quand on débute il y a de nombreuses questions que l’on se pose. Cet article rassemble la plupart des questions les plus fréquentes et leur réponse

 

  • Le passage au cru

Dès lors que vous prenez la décision de passer au cru il est impératif de vous débarrasser de toute alimentation industrielle
Offrez les à un refuge ou une association mais ne les gardez pas « au cas où ». Il n’y aura aucune occasion ni raison pour redonner de l’alimentation industrielle.
Tant que votre animal sentira les croquettes et que vous aurez la tentation d’en donner, le passage au cru sera compliqué. Soyez convaincu que le cru est la meilleure alimentation qui soit et vous surmonterez les petites difficultés qui pourraient se présenter.

 

  • Les rations : par jour ou par repas ?

Lorsqu’on parle de ration il s’agit de quantité journalière et non pas de repas.
Le repas est le moment de la journée où votre animal mange.
Le calculateur vous donne la dose quotidienne que votre animal doit avoir, c’est à dire ce que vous devez lui donner dans la journée.
Donc une fois que vous avez la quantité d’os charnus de viande et d’abats dont votre animal a besoin pour la journée vous donnez une partie le matin et une partie le soir si votre animal mange 2 fois dans la journée.
Vous ne pesez pas ce qu’il doit avoir matin et soir au gramme près et surtout vous ne coupez pas les os charnus.
On donne les os charnus à un repas et la viande à l’autre sauf si les quantités permettent de donner un os charnus et de la viande à chaque repas.

 

  • Calcul des rations

Que vous ayez un animal adulte ou en croissance (chiot chaton) , le calculateur vous donne la ration de départ. Si vous remarquez que votre animal grossi ou maigri, vous n’utilisez pas le calculateur à nouveau, vous diminuez ou augmentez la ration totale. Voici quelques exemples
1 : Votre chien a une ration de 400 g et a pris trop de poids. Sa ration se décompose comme suit :
180 g de viande + 180 g d’os charnus + 20 g de foie + 20 g d’un autre abat
Vous baissez de 10 % soit 40 g. La ration est alors de 360 g et se décompose donc ainsi :
162 g de viande + 162 g d’os charnus + 18 g de foie + 18 g d’un autre abat
Et vous pesez à nouveau 3 semaines plus tard et vous diminuez à nouveau de 10 % si votre chien n’a pas assez perdu

2 : Votre chien a une ration de 120 g et a perdu trop poids. Sa ration se décompose comme suit :
54 g de viande + 54 g d’os charnus + 6 g de foie + 6 g d’un autre abat.
Vous augmentez de 20 g. La ration est alors de 140 g et se décompose ainsi :
63 g de viande + 63 g d’os charnus + 7 g de foie + 7 g d’un autre abat.
Et vous pesez votre animal 3 semaines plus tard et vous augmenterez de 15 gr (soit 10 % de la nouvelle quantité) si la prise de poids n’est pas assez importante.

3 : Vous débutez avec votre chiot qui a 4 mois et pèse 8 kg. Sa ration d’après le calculateur est de 640 g. A 5 mois il pèse 10 kg, sa prise de poids est normale. Vous n’utilisez pas le calculateur pour définir la nouvelle ration (qui serait alors de 700 g). Votre chiot grandi et grossi harmonieusement, sa ration lui suffit.

4 : Vous débutez avec votre chiot qui a 4 mois et pèse 8 kg. Sa ration d’après le calculateur est de 640 g. A 5 mois il pèse 12 kg et a pris beaucoup trop de poids d’un coup. Vous n’utilisez pas le calculateur pour définir la nouvelle ration (qui serait alors de 840 g). Vous baissez la ration de 10 % soit 580 g (j’ai arrondi pour faciliter le calcul) et vous pesez à nouveau 2 semaines plus tard pour vérifier la prise de poids.

Enfin au delà des courbes de poids et des standards de race, chaque animal a sa propre morphologie et ses propres besoins. Fiez vous au toucher et à l’apparence générale.

 

  • Composer sa gamelle

On nous demande souvent s’il y a un menu type. La réponse est oui : viande rouge et blanche – os charnus de viande rouge ou blanche – abats – poissons – œuf , panse optionnelle

 

  • Adapter les os charnus

Vous êtes nombreux à nous demander quels os charnus peuvent convenir en fonction de la taille de votre animal.
Pour vous guider au mieux, la liste des os charnus indique la taille et l’animal pour lesquels ils sont le plus adaptés.
Bien entendu chaque chien, chat furet ayant ses capacités propres à croquer, vous adapterez en fonction de votre animal

 

  • Mon chien gobe ou mange vite

Nombreux sont les débutants qui s’inquiètent de voir leur chien avaler leur gamelle en un temps record et cherche alors la gamelle anti glouton qui leur permettra de se rassurer. Et bien ne cherchez plus et rassurez vous ça ne sert à rien.
Déjà en 2009 voilà ce qu’on pouvait lire sur le site « Moment of Science » de l’Universite d’Indiana

« Si vous avez déjà regardé un chien manger, vous vous êtes probablement émerveillé de la rapidité à laquelle il avale sa nourriture. Vous pourriez même vous demander pourquoi, qu’il ait faim ou non, il mange souvent autant de nourriture que vous lui mettez devant.

Les propriétaires de chiens peuvent être préoccupés par ce comportement, mais cela ne pose aucun problème au chien. Les gens mâchent leur nourriture et essayent d’apprendre à leurs enfants à manger lentement car la digestion pour les humains commence dans la bouche.Notre salive se mélange à la nourriture et prépare cette nourriture à être décomposée en ses principaux nutriments une fois qu’elle pénètre dans l’estomac.

En revanche, la digestion d’un chien ne commence pas avant que la nourriture n’atteigne l’estomac, il n’a donc pas besoin de prendre le temps de mâcher son repas.
La plupart des chiens mangent probablement si vite parce qu’avant leur domestication, ils devaient survivre en mangeant leur proie avant qu’un autre chien ou un charognard ne la vole. La programmation évolutive des chiens dicte qu’ils mangent et continuent à avancer. En tant qu’espèce en milieu sauvage, ils n’ont pas le luxe de traîner et de manger à leur guise.
Même leurs dents ne sont pas conçues pour leur permettre de savourer leur nourriture. Alors que la plupart des dents de la bouche d’un homme sont plates et conçues pour faciliter la mastication, la plupart des dents de la bouche d’un chien sont pointues et conçues pour permettre au chien de saisir sa nourriture et de l’avaler entière.
Des centaines d’années de domestication n’ont pas beaucoup changé les habitudes alimentaires des chiens. Même si un chien reçoit des repas réguliers et calculés tous les jours, il les avalera tout de suite, garantissant ainsi qu’aucun charognard ne lui enlèvera sa nourriture »

 

  • Budget moyen

La question du budget est récurrente et que ce soit pour 1 ou plusieurs chiens la réponse est invariablement la même : tout dépend des bons plans que vous arriverez à dénicher.
En effet que vous ayez un Chihuahua ou une meute de Mastiffs, vous seriez étonné de voir que pour le premier certains paient 60 € par mois alors que pour une meute de chiens pesant plus de 80 kg certains paient … 0 €.
Il va falloir vous armer de patience et de volonté pour trouver LE bon plan qui réduira vos coûts d’achats.
En prenant une base de prix moyen de 3 € le kilo, il parait évident que votre budget dépendra :

1 : de la taille de votre animal
2 : du nombre d’animaux que vous avez
3 : des tolérances aux viandes
4 : de vos fournisseurs

Les bons plans se trouvent chez vos artisans bouchers, en abattoirs, directement chez le producteur, en grandes surfaces avec les promos et DLC et les sites internet et leurs commandes groupées via les groupes Facebook de votre département

Et si vous n’avez pas de bon plan, plus vos animaux sont gros et nombreux, plus c’est cher.

 

  • Les fibres

Les chiens et chats ont ils besoin de fibres végétales ? La réponses est : NON. Ils n’en ont pas le besoin physiologique.

Les fibres ne se trouvent que dans les plantes. Les poils, les sabots, les os, les écailles de poisson et les plumes ne contiennent pas de fibres. La fibre est composée de polysaccharides (sucres complexes) et se trouve dans les parois des cellules végétales, où elle procure résistance et rigidité structurelles.

La plupart des fibres sont indigestes et n’ont pas de valeur nutritive. Toutefois le type de fibres dans le tube digestif détermine la vitesse de passage des aliments, soit en l’accélérant soit en ralentissant.

En ce qui concerne les chiens, chats et furets, la fourrure, les plumes, le collagène, les tendons, les ligaments et le cartilage sont les éléments qui facilitent la digestion et sont apportés par l’alimentation, proies ou os charnus. Et pour les chats les poils qu’ils ingèrent pendant leur toilettage agit également en tant que facilitateur de digestion.

Les rongeurs qui sont la majeure partie du régime alimentaire des chats, contiendraient environ 0.55 % de fibres dans leur contenu stomacal. C’est donc insignifiant

Chez les canidés sauvages les végétaux sont consommés pour plusieurs raisons selon divers chercheurs :
– s’enrouler autour des os avec la fourrure pour faciliter le transit
– parce qu’ils aiment ça
– parce que lorsqu’il n’y plus grand chose à manger il faut bien survivre

 

  • Viandes rouges et viandes blanches

Si vous cherchez sur le net la différence entre viande rouge et viande blanche vous trouverez souvent cette différenciation basée sur la teneur en myoglobine :
La viande rouge
est composée de fibres musculaires dites à contraction lente, c’est à dire utilisées pour une activité régulière telle que la station debout ou la marche. Parce qu’il est utilisé régulièrement, le muscle de la viande rouge doit transporter plus d’oxygène, il a donc un niveau plus élevé de myoglobine, la protéine qui transporte l’oxygène et qui donne à la viande sa couleur rouge. Elle est riche en fer, en zinc en vitamines B6 et B12
La viande blanche est composée de fibres musculaires dites à contraction rapide, utilisées pour des pics d’énergie brusque et court, comme pour s’envoler rapidement. Le muscle nécessite moins d’oxygène et il est donc moins chargé en myoglobine. Elle est riche en potassium, vitamine B1 et B3

Toutefois, dans la nature un carnivore se nourrit exclusivement de viande « rouge » car même les petites proies sauvage comme les lapins sont des viandes rouges au contraire du lapin d’élevage dont la viande est blanche.
Un chien, chat ou furet peut se nourrir exclusivement de viande rouge.
L’idéal serait donc 2 sources de viandes rouges et 1 source de viande blanche. N’oubliez jamais que la variété est la clé d’une alimentation équilibrée.

Mais la différence est un peu plus complexe. Si vous souhaitez en savoir plus, voici un pdf qui reprend ces différents termes

Vinde rouge viande blanche

 

  • Viande de porc

La question revient souvent concernant les risques de contamination des porcs de plein air / bio et les sangliers d’élevage, par la maladie d’Aujeszky. J’ai donc fait quelques recherches plus approfondies, tant au niveau de la réglementation légale mise à disposition par le ministère de l’Agriculture et les textes parus au Journal officiel, mais j’ai aussi décroché mon téléphone pour parler aux différents acteurs de la filière bio : DDPP, Chambre d’agriculture, PMAF (protection mondiale des animaux de ferme), et aussi directement des éleveurs. Voici donc ce qui ressort de mes recherches :
Pour le sanglier d’élevage : Les animaux sont TOUS testés après abattage. Les infrastructures doivent répondre à des normes strictes sur la sécurité des enclos
Pour le sanglier sauvage : après une courte formation les chasseurs peuvent vendre leur viande mais doivent faire tester leur viande par un laboratoire agréé avant la mise en vente
Pour le porc bio/ de plein air : La France est indemne de la maladie depuis 2011. Toutefois des dépistages sont tout de même effectués au sein des exploitations, tant pour Aujeszky, mais aussi à l’abattoir pour la trichine (cela concerne tous les porcs).
Comme pour les sangliers les enclos doivent répondre à des normes : clôtures électrifiées, clôtures étanches …
La réglementation est à votre disposition dans la rubrique « Pratique »

L’OMS a classé le porc en viande rouge

 

  • Viande de cheval

C’est une viande qui fait souvent polémique, en faisant quelques recherches les sources * que j’ai trouvé ** se rejoignent pour dire la même chose :
– Le cheval est une viande pauvre en graisse
– Le cheval est une viande riche en fer et en vitamine B12 (plus que dans le bœuf)
– Les protéines du cheval sont meilleures que celle de porc de veau et de bœuf car plus digeste (ça vaut pour les humains)
– Le cheval contient plus d’acide linoléique (11,1 %) que le bœuf (1,6 %)
– Le cheval a une teneur plus haute en acide alpha linoléique que le bœuf ou le porc (1.4 contre 0.1 ou 0.6%), ainsi qu’en acide palmitoléique (8.2 contre 4.4 ou 3.3%) qui est un des acide gras omégas 7.
Quant au glycogène que la viande de cheval contient, privé d’oxygène après la mort de l’animal et maturation, il se transforme en acide lactique et c’est ce qui donne sa tendreté à la viande.

 

  • Le gésier

Pour pouvoir comprendre pourquoi le gésier n’est pas un abat il est important de comprendre sa fonction.
Les oiseaux n’ayant pas de dents pour mastiquer, le gésier a cette fonction.
Lorsque la poule, le canard, l’oie, la dinde etc etc mangent voilà ce qui se passe :
Des gastrolithes (petits cailloux) sont avalés et stockés dans le gésier en même temps que la nourriture : grains, fruits à coques, coquillages …
Toutes les 2 à 3 minutes le gésier se contracte avec une pression équivalent à plus de 200 kg (expérience menée sur des dindes par Réaumur physicien français du 18eme siècle) et les sucs biliaires le pénètre suffisamment pour digérer les protéines.
Le gésier est donc bien un muscle à part entière et en Raw Feeding doit être considéré comme un muscle. (source)

 

 

  • Les biscuits pour chiens et chats

Vous êtes nombreux à vous demander si en passant au cru vous pouvez continuer à donner les biscuits ou autres bâtonnets dont vos chiens ou chats ont l’habitude.
Voici la composition de quelques uns d’entre eux :
– DENTASTIX :
céréales, sous-produits d’origine végétale, minéraux (dont 2,5 % de tripolyphosphate de sodium), viande et sous-produits d’origine animale, extraits de protéines végétales, huiles et graisses, sulfate de zinc heptahydraté 1045 mg/kg, arôme de bœuf 842 mg/kg, arôme de poulet 572 mg/kg.
– BISCROK
– Au lait : céréales, lait et produits laitiers (dont 4 % de lait), minéraux, sucres, huiles et graisses, sous-produits d’origine végétale, viande et sous-produits d’origine animale.
– Original : céréales, viande et sous-produits d’origine animale, minéraux, sous-produits d’origine végétale, graines, huiles et graisses, fines herbes.
– Poulet : céréales, viande et sous-produits d’origine animale (dont 4 % de poulet), minéraux, sous-produits d’origine végétale, graines, huiles et graisses, fines herbes.
– CATISFACTIONS
– Peau et pelage : extraits de protéines végétales, céréales, viande et sous-produits d’origine animale (dont 4 % de poulet), huiles et graisses, minéraux.
– Vitalité : extraits de protéines végétales, céréales, viande et sous-produits d’origine animale (dont 4 % de poulet), huiles et graisses, minéraux, graines, fines herbes.
– Anti boules de poils : extraits de protéines végétales, céréales, viande et sous-produits d’origine animale (dont 4 % de poulet), huiles et graisses, sous-produits d’origine végétale, minéraux.
– LES IRRESTIBLES ( WHISKAS)
Saumon : extraits de protéines végétales, céréales, huiles et graisses, viande et sous-produits d’origine animale, poisson et sous-produits de poisson (minimum 4 % de saumon), minéraux, lait et produits de laiterie.
Poulet, fromage : extraits de protéines végétales, céréales, viande et sous-produits d’origine animale (minimum 4 % de poulet), huiles et graisses, minéraux, lait et produits de laiterie (minimum 4 % de fromage).
Saveur de la mer : extraits de protéines végétales, céréales, huiles et graisses, viande et sous-produits d’origine animale, minéraux, poisson et sous-produits de poisson (dont 2,5 %), mollusques et crustacés (dont 1,5 % de crevettes), lait et produits de laiterie.

Je ne saurai trop vous recommander de ne plus acheter ce genre de produits et de toujours lire la composition

 

  • Les vacances

Comment s’organiser lorsqu’on part en vacances ?
Vous partez sans vos animaux
1 : vous laissez vos animaux dans une pension qui accepte le cru. Vous préparez donc vos rations congelées pour le matin et le soir et vous les confiez en même temps que votre animal le jour du départ avec quelques instructions.
2 : vous laissez vos animaux chez vous ou sous la garde d’une personne de confiance à son domicile. Vous préparez donc vos rations congelées avec vos instructions.
Vous partez avec vos animaux
1 : vous partez en location de vacances équipée d’un congélateur. Vous préparez vos rations congelées que vous mettrez en glacière pour le temps du trajet et que vous mettrez dans le congélateur à votre arrivée
2 : vous partez en location de vacances équipée d’un réfrigérateur. Vous préparez vos rations congelées pour 3 jours que vous mettrez en glacière pour le temps du trajet et que vous mettrez dans le frigo à votre arrivée. Vous vous fournirez sur place pour le reste du séjour en allant au plus simple : poulet entier ou cuisses de poulet et viande en promo. Il n’y aura pas de carence si vous zappez les abats pendant 1 à 3 semaines.
3 : vous partez en camping. Vous préparez vos rations congelées pour 3 jours que vous mettrez en glacière électrique ou avec pain de glace pour le temps du trajet et les premiers jours. Vous vous fournirez sur place pour le reste du séjour en allant au plus simple : poulet entier ou cuisses de poulet et viande en promo que vous laisserez dans la glacière en changeant les pains de glace. Il n’y aura pas de carence si vous zappez les abats pendant 1 à 3 semaines.

NB : repasser sur des croquettes pour le temps des vacances n’est pas souhaitable, car cela peut occasionner des troubles digestifs qui seraient ennuyeux pour votre animal et/ ou la personne qui en a la garde

 

  • Congélation / Décongélation

Les carnivores domestiques chiens, chats et furets, ne sont pas concernés pas la chaîne du froid, à moins d’avoir un système immunitaire fragilisé par une pathologie ou un traitement médical.
Vous pouvez donc décongeler votre bloc de viande, préparer vos rations, recongeler votre bloc et vos rations pour les décongeler ensuite sans qu’il y ait le moindre souci.
Le ph de l’estomac acide, couplé à une digestion rapide due à un système digestif court, ne laisse pas le temps aux parasites ou certaines bactéries, de coloniser l’organisme.
Toutefois, pour éviter une perte de vitamines et de sels minéraux (comme la taurine) dans l’eau de décongélation, il vaut mieux limiter le nombre de fois où vous répéterez cette opération et récupérer l’eau de décongélation que vous pourrez mettre en bac à glaçons

 

  • Faim / appétit

– Si votre animal saute un repas ou s’il boude une ou deux gamelles, inutile de vous alarmer tant que son comportement ne se modifie pas (manque de tonus, apathie)
– Ne rien manger et manger peu n’est pas la même chose.
– Ne confondez pas faim et envie de manger. Fiez vous à la balance. Si votre animal garde un poids stable c’est que sa ration lui convient.
Observez votre animal pour déterminer ses besoins

 

  • Vomir ou régurgiter

– Régurgitation : C’est le rejet de nourriture non digérée sans effort ni contraction active abdominale.
– Vomissement : C’est le rejet actif du contenu (ou une partie) de l’estomac ou du duodénum, précédé d’efforts abdominaux.

Lorsque votre animal reste l’estomac vide trop longtemps il peut arriver qu’il vomisse un liquide mousseux et jaune plus ou moins clair. Ce sont des sucs digestifs mélangés à des sucs biliaires. Parfois une modification des horaires des repas, un ajustement du contenu de la gamelle (os charnus le matin plutôt que le soir) ou un fractionnement des repas peut résoudre ce petit tracas.

 

  • Diarrhées / Constipation

La diarrhée :
C’est un symptôme, pas une maladie. Elle se caractérise par l’émission d’une quantité importante de selles molles à liquides plus de 3 fois par jour. Elle peut être causée par de nombreux facteurs comme le changement d’alimentation, une allergie alimentaire, l’ingestion d’une substance toxique, le stress, des pathologies …
Si ces selles sont persistantes et /ou accompagnées d’autres symptômes tels que : l’apathie, la léthargie, le fièvre, les vomissements, une impossibilité à retenir l’émission des fèces, il est IMPÉRATIF de consulter votre vétérinaire.
La constipation :
Elle se manifeste par l’absence de selles ou des selles très dures. Le chien se met en position pour déféquer ne produit rien ou émet des gémissements ou juste du mucus.
Attention, au cru un chien ne fait pas obligatoirement tous les jours, toutefois en l’absence de selles au delà de 48 h et / ou si votre chien vomi, semble apathique, léthargique ou avec une respiration modifiée, il est IMPÉRATIF de consulter votre vétérinaire.

 

  • Intolérances

Un animal intolérant aux croquettes ou pâtée poulet ou bœuf, ne le sera pas forcément à la viande crue de poulet ou de bœuf. Il y a souvent dans les croquettes ou pâtée d’autres allergènes pouvant déclencher des réactions.
De même un chien ne tolérant pas les boudins et autre broyés de poulet ou d’un autre animal, ne signifie pas que le chien est intolérant à la viande. Nous vous rappelons que les boudins et broyés sont souvent composés de déchets et de gras pouvant provoquer des réactions.
D’un fournisseur à l’autre, la qualité de la viande peut également occasionner des diarrhées ou des vomissements.

 

  • Intolérances contre allergies

Parce qu’on a parfois du mal a saisir la différence entre intolérance et allergie voici un petit mémo en image

Concernant les tests pour dépister les allergies voici ce que l’on peut lire sur le site de la HAD (Haute Autorité de Santé)

« Dans l’évaluation de l’allergie, il n’y a pas lieu de réaliser de tests diagnostiques n’ayant pas fait preuve de leur efficacité, comme le dosage d’immunoglobuline G (IgG) ou celui des immunoglobulines E (IgE) totales. Le diagnostic et le traitement appropriés des allergies nécessitent des tests cutanés et/ou une recherche d’IgE spécifiques en fonction de l’histoire clinique du patient. Les autres tests ou méthodes utilisés n’ont pas fait la preuve de leur efficacité et peuvent conduire à un diagnostic et un traitement inappropriés ».

Le Dr Bédiat (pédiatre allergologue et pneumologue) dit ceci : « la présence d’IgG spécifiques des aliments n’indique ni une allergie alimentaire ou un risque d’allergie alimentaire, ni une intolérance alimentaire. Cette présence reflète plutôt un état physiologique, une réponse du système immunitaire après exposition à des aliments. Par conséquent, les tests d’IgG à des aliments sont considérés comme non pertinents pour le diagnostic d’allergie ou d’intolérance alimentaire et ne doivent pas être effectuée.

 

  • Précaution avant et après castration / stérilisation / anesthésie générale

Pour éviter tout incident après la chirurgie, nous vous conseillons de ne pas donner d’os charnu la veille de l’opération. Vous pouvez donner de la panse verte pour compenser.
Au retour à la maison vous suivrez les recommandations post opératoires établies par votre vétérinaire et si votre animal peut avoir un repas il sera composé uniquement de viande.
24 heures après l’intervention, vous pourrez reprendre l’alimentation habituelle si votre animal s’est remis correctement de l’anesthésie.

 

  • Trousse de secours

Parce qu’on n’est pas à l’abri de petits tracas quand on part en vacances avec ses animaux, voici ce qu’il est important de toujours avoir dans une trousse à pharmacie que vous pourrez glisser dans vos bagages
– Charbon végétal ou ultra levure contre les diarrhées
– Sérum physiologique unidose parfait pour nettoyer les plaies, les yeux, les oreilles en attendant la visite chez le vétérinaire si besoin
– Pince à épiler
– Pince anti tique
– Gazes et bandage
Voilà pas besoin de plus c’est le kit premiers soins qui prend peu de place dans votre sac et vous permet de patienter jusqu’à la visite chez le vétérinaire

 

 

* : http://www.viande-chevaline.fr/francais/nutrition/index.html

** : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2882581/

© 2018 – 2019, Carole M.. All rights reserved.

Les commentaires sont clos.