Le mélange cru – croquettes : une mauvaise idée

Le mélange cru – croquettes : une mauvaise idée

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On lit de plus en plus qu’apporter un peu de nourriture fraîche à la nourriture industrielle est un bon compromis pour ceux qui ne peuvent pas se permettre de nourrir leur animal au cru.

Or, dans la communauté du cru nous sommes nombreux à penser que ce mélange, ou l’alternance, est une mauvaise idée.

C’est d’abord une question de convictions.
Aux Etats Unis, il ne se passe pas une semaine sans qu’une marque ne doive rappeler un produit, croquettes ou pâtée, pour présence de bactéries pathogènes ou de produits à risques (je pense au pentobarbital qui a défrayé la chronique outre Atlantique). Ne nous leurrons pas, nous ne faisons pas exception. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas l’information que les aliments industriels sont exempts de tous problèmes.
Et de plus en plus d’études indépendantes mettent à jour l’impact négatif des croquettes sur la santé, qu’elles soient avec ou sans céréales.
Sachant cela comment peut on encore accepter l’idée que de mélanger une alimentation saine et une alimentation nocive puisse ne pas créer de problème sur le long terme ? Où est l’intérêt à faire ce mélange ? Peut on encore penser qu’ajouter un peu de nourriture fraîche va annuler les effets délétères de l’alimentation industrielle ?

C’est aussi une question de digestion
L’organisme des carnivores en général est conçu pour digérer de la viande crue, des os charnus crus, et des abats crus bref des proies. Leur système digestif est donc pleinement fonctionnel lorsqu’ils ont un régime biologiquement adapté. Mais si on mélange à cette nourriture biologiquement adaptée, une nourriture riche en carbonhydrate, on modifie alors l’environnement gastrique et on altère la bonne digestion. Et cela est d’autant plus vrai chez le chat

Et comme certains sceptiques ou défenseurs du mélange ont besoin de sources cet article en a fait une compilation.

 

Voici comment le Dr Conor Brady, spécialiste en nutrition (études sur les effets de l’alimentation sur le système digestif et le comportement des mammifères), décrit l’acidité de l’estomac du chien dans son livre : What do dogs eat?

The dog has a simple, very acidic gut, typical of a carnivore, designed to process large quantities of meat and bone. At it’s most acidic (during digestion) the dog’s gut can reach below pH1.0, equivalent to car battery acid, a level it can remain at for 5 hours (Itoh et al. 1980, Sagawa et al., 2009). Youngberg et al. (1985) found the average gastric pH of dogs ranges from pH1.5 ranging to pH2.1 a couple of hours after consuming a meal, when gastric juices would be in full flow. At this sort of acidity a meat and bone is rapidly broken down, often reduced to chyme within an hour (Lonsdale, 2001). Furthermore this acidic environment is inhospitable to all but the most specialized of microbiology, protecting healthy scavenging dogs from common meat-borne pathogens such as Salmonella and E. coli. Great quantities of mucous protect the dog from doing itself damage. Post-digestion the stomach will abruptly change to neutral, presumably to neutralise the corrosive acid before it hits the duodenum and intestines that are less equipped to withstand the corrosive power of a pH1 acid broth. Data on dry-fed dogs cite the pH of food bolus to rise to a near neutral pH6-7 in the duodenum (Itoh et al., 1980; Sagawa et al., 2009) but as high as pH 8.3 by the time it reaches the colon. There is little data available for dogs fed a fresh meat meal. It is well established omnivores have less acidic digestive juices than carnivores due to their larger inclusion of alkaline-forming legumes and vegetables. Carnivores on the other hand spend their time eating protein and fat and the more protein in a meal, the lower the stomach pH (Carpentier et al. 1988)

Traduction :
Le chien a un système digestif simple et très acide, typique d’un carnivore, conçu pour traiter de grandes quantités de viande et d’os. A son niveau le plus acide (pendant la digestion), l’estomac du chien peut atteindre un pH inférieur à 1,0, soit l’équivalent de l’acide d’une batterie de voiture, un niveau qu’il peut conserver pendant 5 heures (Itoh et al. 1980, Sagawa et al., 2009). Youngberg et al. (1985) ont constaté que le pH gastrique moyen des chiens variait entre 1,5 et 2,1, quelques heures après la consommation d’un repas, lorsque les sucs gastriques étaient en pleine circulation. Avec ce type d’acidité, la viande et les os se décomposent rapidement, souvent réduits en chyme en une heure (Lonsdale, 2001). De plus, cet environnement acide est inhospitalier pour tout, à l’exception d’agents pathogènes spécifiques, protégeant les chiens « charognards » en bonne santé contre les agents pathogènes communs tels que Salmonella et E. coli. De grandes quantités de mucus empêchent le chien de se nuire à lui même. Après la digestion, l’estomac se transformera brusquement en neutre, probablement pour neutraliser l’acide corrosif avant qu’il n’atteigne le duodénum et les intestins, moins équipés pour résister au pouvoir corrosif d’un bouillon acide de pH 1. Les données sur les chiens nourris avec une alimentation sèche indiquent que le pH du bol alimentaire atteint un pH presque neutre de 6 à 7 dans le duodénum (Itoh et al., 1980; Sagawa et al., 2009) mais atteint jusqu’à un pH de 8,3 lorsqu’il atteint le côlon Il y a peu de données disponibles pour les chiens nourris avec une alimentation de viande fraîche. Il est bien établi que les omnivores ont des sucs digestifs moins acides que les carnivores en raison de leur plus grande inclusion de légumineuses et de légumes alcalinisants. Les carnivores, quant à eux, passent leur temps à manger des protéines et des graisses et plus il y a de protéines dans un repas, plus le pH de l’estomac est bas (Carpentier et al. 1988)


En me rendant sur le site Raw Essentials créé à l’initiative du Dr Lyn Thomson vétérinaire en Nouvelle Zélande, j’ai trouvé une image qui résume bien la raison pour laquelle le mélange de la nourriture crue et industrielle n’est pas une bonne idée. J’ai donc contacté son équipe en lui demandant la permission de traduire ces images et de les ajouter sur mon blog.  En plus de son accord, j’ai eu également l’immense surprise de recevoir un fichier très fourni de différentes sources permettant de comprendre un peu mieux cette histoire de digestion et de ph que finalement tout le monde met en avant sans vraiment comprendre pourquoi.

 

Crédit montage avec traduction française : Fanny Frappart

 

 

Crédit montage avec traduction française : Fanny Frappart

 

 

L’alimentation crue permet une meilleure production d’enzymes digestives qui, couplée à l’acidité de l’estomac, favorisent une meilleure digestion.

Gastric acid secretory value of different foods
Saint-Hilaire, S.,Lavers, M.K., Kennedy, J. & Code, C.F. Gastroenterology 39 (1) July 1960

Carnivores require highly acidic gastric (stomach) contents following a meal, in order to promote safe and effective digestion. The effect of protein, relative to other foods, on gastric acidity has long been known. A pivotal study by Saint-Hilaire et al (1960) used gastric pouches to measure the acid-stimulating effects of different foods.

The foods with the highest secretory equivalent values belonged in the meat, fish, and dairy products categories.”

The foods with the least ability to stimulate acidity had the most carbohydrate content: fruit, bread, cereals, green peas, oatmeal and potatoes. Most of these foods are common ingredients in processed petfoods.

It was concluded: “protein was the most important acid-stimulating factor.”

Traduction :
Les carnivores nécessitent un contenu gastrique (estomac) très acide après un repas, afin de favoriser une digestion sûre et efficace. L’effet de la protéine, par rapport à d’autres aliments, sur l’acidité gastrique est connu depuis longtemps. Une étude pivot de Saint-Hilaire et al. (1960) a utilisé des poches gastriques pour mesurer les effets stimulant de l’acide de différents aliments.
« Les aliments ayant les valeurs équivalentes sécrétoires les plus élevées appartenaient aux catégories de la viande, du poisson et des produits laitiers. »
Les aliments ayant le moins de capacité à stimuler l’acidité contenaient le plus de glucides: fruits, pain, céréales, pois verts, farine d’avoine et pommes de terre. La plupart de ces aliments sont des ingrédients communs dans les aliments transformés pour animaux domestiques.
Il a été conclu que : « la protéine était le facteur le plus important de stimulation de l’acide« .

 

L’acidité de l’estomac joue un rôle primordial dans la bonne digestion et croquer des os charnus y contribue

Effect of different foods on the acidity of the gastric contents in patients with duodenal ulcer (Part III: Effect of altering the proportions of protein and carbohydrate)
Lennard-Jones, J.E., Fletcher, J. & Shaw, D.G. Gut (BMJ) 1968 9 177-182

Ingested food stimulates the production of acid within the stomach. This acidity needs to be reduced (buffered) after the food moves through to the small intestine, in order to avoid damaging the intestinal wall (causing or exacerbating ulcers).

Lennard-Jones et al (1968) found that protein was both the best stimulator of gastric acidity, and the best buffer:

The output of acid from an innervated canine gastric pouch is directly proportional to the nitrogen content of meals entering the stomach. The buffering power of meals also depends on their protein content. High protein meals thus stimulate much acid secretion by the gastric mucosa and also buffer the acid secreted.”

They also raised an important point about the form of food. A highly processed diet requires little chewing, and therefore stimulates less saliva production than a raw, meaty bone diet.

Malhotra (1964) suggest that the saliva secreted during mastication buffers gastric acid and that foods which are swallowed with little or no mastication become mixed with little saliva and therefore buffer less acid. The consistency of a meal may thus affect the subsequent acidity of the gastric contents.”

Traduction :
La nourriture ingérée stimule la production d’acide dans l’estomac. Cette acidité doit être réduite (tamponnée) après le passage de la nourriture dans l’intestin grêle, afin d’éviter d’endommager la paroi intestinale (provoquant ou exacerbant les ulcères).
Lennard-Jones et al (1968) ont trouvé que la protéine était à la fois le meilleur stimulateur de l’acidité gastrique et le meilleur tampon :
« La production d’acide d’une poche gastrique canine innervée est directement proportionnelle à la teneur en azote des repas entrant dans l’estomac. Le pouvoir tampon des repas dépend aussi de leur teneur en protéines. Les repas riches en protéines stimulent ainsi beaucoup la sécrétion d’acide par la muqueuse gastrique et tamponnent également l’acide sécrété.  »
Ils ont également soulevé un point important sur la forme de la nourriture. Une alimentation hautement transformée nécessite peu de mâcher, et stimule donc moins la production de salive qu’un régime d’os crus et charnus.
Malhotra (1964) suggère que la salive sécrétée pendant la mastication tamponne l’acide gastrique et que les aliments qui sont avalés avec peu ou pas de mastication se mélangent avec peu de salive et par conséquent tamponnent moins d’acide. La consistance d’un repas peut ainsi affecter l’acidité ultérieure du contenu gastrique. « 

 

Et pour favoriser l’acidité et la production de gastrine, la nourriture est d’une importance fondamentale

Importance of food in the regulation of gastrin release and formation
Lichtenberger, L.M., American Journal of Physiology 243, G429-441, 1982

Lichtenberger (1982) described the importance of the hormone, gastrin. Gastrin regulates the acidity of the stomach following a meal. It also plays a role in the rate of food leaving the stomach, and cell health within the gastrointestinal tract. If gastrin secretion is not appropriately regulated, there can be serious outcomes:

abnormalities in gastrin homeostasis may accompany gastrointestinal disturbances associated with various disease states, including…diabetes.”

Gastrin levels are elevated following a meal. This response is regulated by the types of nutrients that come into contact with the G-cells of the stomach (cells which release gastrin). The amount of gastrin secreted is determined by the nutrient composition of the meal:

A number of studies on a variety of animal species, including humans, have demonstrated that the food-induced rise in serum gastrin levels is primarily dependent on the presence of protein in the diet”

Protein is known to be the most potent stimulator of gastrin (carbohydrate is a poor stimulator). The form of protein also plays a part. Lichtenberger described how the protein in a commercial synthetic diet is not a good stimulator of gastrin:

serum gastrin concentrations fail to be maintained at the levels normally recorded in animals fed standard rat food, if rats are placed on one of several commercially available synthetic or semi-synthetic diets. This decline in blood gastrin levels was not attributable to quantitative differences in dietary protein content. This was clearly indicated by the findings that serum hormone levels were abnormally low in both a group of rats that consumed a protein-deficient diet… and in a group of animals fed an isocaloric amount of a high protein formulae.”

He proposed that:

many synthetic diets that are composed of either free amino acids or casein as their protein source are deficient in an unknown proteinaceous constituent that is required for gastrin release.”

Processing may render the protein less effective. Lichtenberger found that:

lyophilization (freeze-drying) resulted in a significant 50% reduction on the diet’s ability to stimulate hormone release.”

Traduction : Lichtenberger (1982) a décrit l’importance de l’hormone gastrine. La gastrine régule l’acidité de l’estomac après un repas. Il joue également un rôle dans le taux de nourriture quittant l’estomac et la santé cellulaire dans le tractus gastro-intestinal. Si la sécrétion de gastrine n’est pas correctement régulée, il peut y avoir des conséquences graves:
« Les anomalies de l’homéostasie de la gastrine peuvent accompagner les troubles gastro-intestinaux associés à divers états pathologiques, y compris … le diabète. »
Les niveaux de gastrine sont élevés après un repas. Cette réponse est régulée par les types de nutriments qui entrent en contact avec les cellules G de l’estomac (cellules qui libèrent de la gastrine). La quantité de gastrine sécrétée est déterminée par la composition en nutriments du repas:
« Un certain nombre d’études sur une variété d’espèces animales, y compris les humains, ont démontré que l’augmentation induite par les aliments dans les niveaux de gastrine sérique dépend principalement de la présence de protéines dans l’alimentation »

La protéine est connue pour être le stimulateur le plus puissant de la gastrine (les glucides sont de mauvais stimulants). La forme de la protéine joue également un rôle. Lichtenberger a décrit comment la protéine dans un régime synthétique commercial n’est pas un bon stimulateur de la gastrine :
« Les concentrations sériques de gastrine ne sont pas maintenues aux niveaux normalement enregistrés chez les animaux nourris avec des aliments standard pour rats, si les rats sont placés sur l’un des nombreux aliments synthétiques ou semi-synthétiques disponibles dans le commerce. Cette baisse des taux de gastrine dans le sang n’était pas attribuable à des différences quantitatives dans la teneur en protéines alimentaires. Cela a été clairement indiqué par les résultats que les niveaux d’hormones sériques étaient anormalement bas dans un groupe de rats qui ont consommé un régime déficiente en protéines … et dans un groupe d’animaux nourris avec une quantité isocalorique d’une formule à haute teneur en protéines.  »

Il a proposé que:
« De nombreux régimes synthétiques qui sont composés d’acides aminés libres ou de caséine comme source de protéines sont déficients en un constituant protéique inconnu qui est requis pour la libération de gastrine. »
Le traitement peut rendre la protéine moins efficace. Lichtenberger a trouvé que:
« La lyophilisation (séchage par le froid) a entraîné une réduction significative de 50% de la capacité de l’alimentation à stimuler la libération d’hormones.« 

 

Effect of diet on gastric secretion
Frank P Brooks American Journal of Clinical Nutrition 1985; 42: 1006-1019

Brooks (1985) also examined the effect of diet on gastric acidity.

He also found that protein was both the strongest stimulator of gastric acidity, and the most effective buffer, thus protecting the small intestine from damage and ulceration.

He also touched on the impact of palatability on acid stimulation. A more appealing meal leads to greater stimulation. We propose that this is a particularly important consideration for the many pets out there that reluctantly eat their processed food (or turn their noses up at it altogether).

An appetizing meal can stimulate acid secretion during sham-feeding to a greater degree than routine institutional food.”

In patients with small intestinal ulcers, Brooks notes that: “appetizing diets, high in calories and protein content, are both better buffers of gastric HCL and more powerful stimulants of acid secretion.”

Traduction :
Brooks (1985) a également examiné l’effet du régime alimentaire sur l’acidité gastrique.
Il a également découvert que les protéines étaient à la fois le stimulateur le plus puissant de l’acidité gastrique et le tampon le plus efficace, protégeant ainsi l’intestin grêle des lésions et des ulcérations.
Il a également évoqué l’impact de la palatabilité sur la stimulation acide. Un repas plus attrayant conduit à une plus grande stimulation. Nous suggérons que ceci est une considération particulièrement importante pour les nombreux animaux de compagnie qui mangent leur nourriture transformée à contrecoeur (ou la boudent).
« Un repas appétissant peut stimuler la sécrétion d’acide lors de l’alimentation factice dans une plus grande mesure que la nourriture institutionnelle de routine. »
Chez les patients atteints d’ulcères de l’intestin grêle, Brooks note que: « les régimes appétissants, riches en calories et en protéines, sont à la fois de meilleurs tampons de l’HCL gastrique et des stimulants plus puissants de la sécrétion d’acide. »

 

 

Amino acids and amines stimulate gastrin release from canine antral G-cells via different pathways
DelValle, J. & Yamada, T. Journal of Clinical Investigation Jan 1990 85 139-143

DelValle and Yamada (1990) also found that:

proteins are the primary food constituents found to have an acid secretagogue action, it is not surprising that only proteins are capable of significantly stimulating gastrin secretion.”

They noted a dose-dependent response between amino acids and amines (the constituents of proteins) and the strength of gastrin stimulation. A high concentration of these constituents was required to adequately stimulate gastrin.

A minimally processed prey-based diet will provide a carnivore with normal (appropriate) levels of protein, thus supporting optimal gastric acidity. Most processed, commercial diets are low in protein (because they are high in carbohydrate – a cheaper way to construct a diet).

Traduction :
DelValle et Yamada (1990) ont également constaté que:
« Les protéines sont les principaux constituants alimentaires ayant une action de sécrétagogue acide, il n’est pas surprenant que seules les protéines soient capables de stimuler significativement la sécrétion de gastrine« .
Ils ont noté une réponse dose-dépendante entre les acides aminés et les amines (les constituants des protéines) et la force de la stimulation de la gastrine. Une forte concentration de ces constituants était nécessaire pour stimuler adéquatement la gastrine.
Une alimentation à base de proies minimalement transformée fournira aux carnivores des niveaux normaux (appropriés) de protéines, soutenant ainsi une acidité gastrique optimale. La plupart des régimes commerciaux transformés sont pauvres en protéines (car ils contiennent beaucoup de glucides – une façon moins coûteuse de se nourrir).

 

Enfin l’acidité de l’estomac n’est pas importante uniquement pour digérer la viande crue et les os mais aussi pour gérer les parasites et les bactéries

Microbes help vultures eat rotting meat (Gut bacteria and strong gastric juices show how the birds can live on decaying flesh)
Ewen Callaway, 26 November 2014, Nature 

We advocate feeding a diet that promotes a highly acidic stomach for carnivores. One of the reasons for this is safety. Some people worry about the risk of illness from Salmonella. This is a common concern for biscuit-fed pets, as there are regular biscuit re-calls due to Salmonella contamination. There is also potential for Salmonella on a raw diet if it is not well sourced and stored.

An acidic stomach is a clever evolutionary trait that allows carnivores to safely consume bacteria that might cause harm in a less acidic gut environment.

Wild vultures (carnivorous scavengers) provide an excellent example of the benefits of this adaptation. They often eat dead or decomposing animals, and are exposed to toxins as potentially deadly as anthrax (Bacillus anthracis) – yet they are able to thrive on this diet due to their highly acidic stomach and the right balance of gut microbes.

Traduction :
Nous préconisons une alimentation qui favorise un estomac très acide pour les carnivores. Une des raisons pour cela est la sécurité. Certaines personnes s’inquiètent du risque de maladie liée aux salmonelles. Ceci est une inquiétude courante pour les animaux de compagnie nourris aux croquettes, car il y a des rappels réguliers de ces produits en raison de la contamination par les Salmonelles. Il existe également un risque potentiel de Salmonelles avec une alimentation crue si elle n’est pas bien fournie et stockée.
Un estomac acide est un trait évolutif intelligent qui permet aux carnivores de consommer en toute sécurité des bactéries qui pourraient causer des dommages dans un environnement moins acide.
Les vautours sauvages (charognards carnivores) fournissent un excellent exemple des avantages de cette adaptation. Ils mangent souvent des animaux morts ou en décomposition, et sont exposés à des toxines potentiellement mortelles comme l’anthrax (Bacillus anthracis) – pourtant ils sont capables de prospérer grâce à leur estomac très acide et au bon équilibre des microbes intestinaux.

Source

 

 

Traduction :

« L’acidité gastrique est probablement le facteur clé qui détermine la diversité et la composition des groupes microbiens présents dans le système digestif des vertébrés ».

« Les comparaisons de l’acidité de l’estomac entre les groupes trophiques chez les mammifères et les taxons d’oiseaux indiquent que les charognards et les carnivores ont une activité gastrique significativement plus élevée »

« L’estomac agit comme un filtre écologique »

Source

 

Conclusion : 
Mélanger alimentation industrielle et alimentation crue, fragilise l’organisme de votre animal car l’alimentation industrielle n’est pas une alimentation appropriée aux carnivores domestiques.

 

Et pour d’autres sources :
https://www.dogsnaturallymagazine.com/can-you-mix-raw-dog-food-with-kibble/

https://peterdobias.com/blogs/blog/is-it-ok-to-mix-a-raw-diet-and-kibble

Like Oil And Water: Mixing Kibble And Raw

 

 

 

Crédit photo : Global pet food

© 2018, Carole M.. All rights reserved.

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