L’alimentation du chat

L’alimentation du chat

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Si ce blog traite plus particulièrement des chiens et de leur alimentation, je n’en oublie pas pour autant les chats et leur propriétaires dans le choix d’une alimentation naturelle.

La dentition

Comme tous les félins, le museau du chat est plus court que celui des canidés et ses dents sont plus fines, aiguisées et moins nombreuses.

Le chat, à l’âge adulte, possède 30 dents : 16 à la mâchoire supérieure et 14 à la mâchoire inférieure :
– 12 incisives pour couper et rogner
– 4 canines pour attraper et déchirer
– 14 molaires pour broyer

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Le système digestif

 

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Image Source : Bestrefluxtreatments.com

 

 

Mouth and tongue : bouche et langue
Esophagus : œsophage
Gall blader : vésicule biliaire
Pylorus : pylore
Cecum : cæcum
Small intestine : intestin grêle
Stomach : estomac
Liver : foie

 

 

Adapté à sa condition de chasseur de petites proies, l’appareil digestif du chat supporte mal une grande variété alimentaire, et il est conçu pour assimiler de petites quantités plusieurs fois par jour. Ceci vient du fait que l’intestin grêle du chat mesure environ 1 mètre (contre environ 3 mètres chez le chien) et le gros intestin 20 à 40 centimètres (contre 60 à 80 cm chez le chien).
Outre son système digestif court, le chat possède également une autre particularité : celle de ne pas fabriquer la taurine, l’arginine et l’acide arachidonique. Non seulement il ne fabrique pas la taurine mais il l’élimine en déféquant. Les acides biliaires dans le foie utilisent la taurine pour former des sels biliaires dont le rôle est d’aider à l’absorption des lipides. Une fois arrivée dans l’intestin, cet apport de taurine subit une dégradation par des bactéries et est éliminée dans les selles.

  • La taurine (**)
    Ce n’est pas un acide aminé au sens biochimique du terme. C’est un acide dit sulfonique. On la retrouve en grande concentration dans les zones électriquement excitables des mammifères : cervelle, rétine, myocarde, mais surtout dans les tissus de la plupart des poissons, oiseaux et rongeurs et en quantité moins importantes chez les gros herbivores
    Elle intervient
    – Dans le métabolisme des acides biliaires
    – Dans le maintien des fonctions de la rétine et du myocarde,
    – Dans le système nerveux
    – Dans l’appareil reproducteur
    – Dans le système immunitaire
    – Dans la protection des vaisseaux sanguins
    – Dans le développement du fœtus.
    – Elle agit aussi comme antioxydant
  • L’arginine
    On parle plutôt de la forme L c’est à dire la L-arginine. C’est un acide aminé essentiel, constituant des protéines, qui permet la production constante de monoxyde d’azote dans les vaisseaux sanguins et une optimisation de l’irrigation du cœur et du cerveau. Elle participe à la synthèse de l’urée à partir de l’ammoniac. Son absence dans l’alimentation peut provoquer une hyperammoniémie (intoxication par l’ammoniac).
    Heureusement on la retrouve en abondance dans la viande, la peau et les poils des proies
  • L’acide arachidonique
    C’est un acide gras essentiel chez le chat (famille des omégas 6), car ce dernier est incapable de convertir l’acide linoléique (présent dans les graisses des végétaux) en acide arachidonique. Il intervient dans la cicatrisation de la peau, il contribue au bon développement du cerveau, il améliore la réponse immunitaire et il agit comme vasodilatateur.
    On en trouve dans les graisses animales mais également dans les muscles, le cerveau et le foie.

 

L’alimentation

A la différence des chiens qui sont « opportunistes » et qui peuvent manger quelques baies et végétaux, les chats sont des carnivores stricts, c’est à dire qu’ils ne tirent les bénéfices nutritionnels que de la viande, os et abats des animaux qu’ils ont chassé. Ainsi leur organisme ne leur permet pas d’assimiler les végétaux et céréales. Domestiqués (*), c’est à nous de leur fournir les proies (ou les reconstituer) qui feront partie de leur régime quotidien.

Le chat a souvent une réputation d’animal difficile face à la nourriture. Une des causes est son manque de récepteurs de goût (papilles gustatives) : il n’en possède que 470 alors que le chien en possède 1600 (1700 selon certaines sources) et l’Homme environ 10.000. A ce titre il ne perçoit pas le goût sucré. Par contre il est très sensible à l’odeur et à la texture de ses aliments.
Il est courant de lire que les chats ne doivent pas jeûner car au delà de 24 heures sans nourriture, cela pourrait créer une lipidose hépatique. Cette maladie est causée par l’accumulation de graisses dans les cellules et les tissus du foie. Quand un chat arrête de manger (pour diverses raisons), de grandes quantités de matières grasses qui sont stockées dans le corps sont libérées et affluent vers le foie par l’intermédiaire du sang. L’excès de graisse engorge le foie et conduit à une insuffisance hépatique.

Cela est vrai pour des chatons ou des chats adultes obèses ou malades. Or dans la nature ou tout simplement dans nos rues ou campagnes, les chats ne mangent pas tous les jours et n’en meurent pas pour autant. En faisant mes recherches j’ai trouvé un article qui cite une étude sur les grand félins, où l’on peut lire que la lipidose hépatique est rare dans leur milieu naturel. Vous trouverez ici un article du site Cats & Dogs Naturally, que son auteur ma autorisé à citer. Vous y trouverez des témoignages où des chats ont survécu plusieurs semaines sans manger ni boire.
Ces témoignages sont certes extrêmes, mais même les vétérinaires de chez Royal Canin, affirment qu’un chat peut effectuer un jeûne sans que cela prête à complication.
« Chez l’animal en bonne santé, le métabolisme nutritionnel est adapté à une alternance entre la prise de nourriture et le jeûne … Les périodes de jeûne excédant 3 à 5 jours induisent un état de privation. « . Source page 408 et 409 du document.

Il est donc nécessaire d’apporter à votre chat une nourriture adaptée, contenant les acides gras et acides aminés essentiels qu’il ne peut pas synthétiser.
Deux sources de viande rouge riche en fer grâce à sa teneur en myoglobine, en zinc, en vitamines B6 et B12  et une source de viande blanche riche en vitamine B3 et en potassium feront une gamelle équilibrée.
En effet les carnivores sauvages se nourrissent exclusivement de viande rouge dans leur milieu naturel car même les petites proies sauvages comme les lapins et les rongeurs sont de la viande rouge. La règle qui veut que la viande rouge en grande quantité est mauvaise car trop riche en acide gras saturés ne vaut pas pour les carnivores qui métabolisent les graisses en énergie.
L’idéal est de lui donner des petites proies : rats, souris, lapins, poussins, cailles et coquelets, Vous préserverez ainsi sa santé en respectant sa nature de carnivore.

 

(*) : Domestication du chat

(**) : La taurine et la santé de votre chat

Image d’en tête : Budimir Jevtic/Shutterstock

Remerciements :
– Anthéa du site Cats & Dogs Naturally

 

 

 

 

 

 

 

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