Les maladies rénales et le cru

Les maladies rénales et le cru

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L’insuffisance rénale aiguë (IR) et l’insuffisance rénale chronique (IRC)

L’insuffisance rénale est une affection qui empêche les reins d’éliminer les toxines de l’organisme.
Elle est aiguë quand elle apparaît brutalement. Elles est chronique quand elle est déjà installée et qu’une grande partie du tissu rénal est détruit. Malheureusement la perte de ce tissu est irréversible.

  • Les causes
    Elles sont nombreuses et variées en fonction de la maladie (aiguë ou chronique)
    – Génétique
    – Congénitale
    – Les calculs rénaux
    – Une infection
    – L’alimentation
    – L’hypertension …
  • Les symptômes
    Ils sont variés également mais on note le plus souvent
    – Déshydratation avec soif excessive
    – Difficulté ou augmentation de la fréquence des mictions
    – Abattement
    – Vomissement et / ou diarrhée
    – Perte d’appétit et de poids …

 

Les protéines

Outre les traitements proposés par votre vétérinaire, il est nécessaire d’adapter le régime alimentaire de votre animal, chien ou chat. Si votre praticien n’est pas dans l’optique d’une alimentation crue, il vous dira certainement qu’il faut donner à votre chien / chat des croquettes spéciales dites « renal ». Il vous expliquera qu’il faut réduire les protéines, car un excès de protéines nuit aux reins.
Il est courant pour les praticiens de se baser sur des études faites sur des rats, à qui on a donné un régime hyper-protéiné. Or le rat est un rongeur granivore à tendance omnivore, ces études sont donc invalides dans le cas des carnivores, même opportunistes comme le chien, d’autant plus chez des carnivores stricts comme le chat.
Les croquettes contiennent des protéines cuites de mauvaises qualités, la plupart issues des céréales qui sont une partie importante des ingrédients.
De plus l’alimentation sèche déshydrate votre animal, et dans le cas d’insuffisance rénale l’hydratation est cruciale.
Enfin les croquettes sont farcies d’ajouts en tous genres : conservateurs, colorants, additifs de synthèse, sans parler des mycotoxines, que les reins doivent filtrer, créant ainsi plus de contrainte à ces organes déjà fragilisés.

Le phosphore

Comme beaucoup d’autres sels minéraux auxquels il est étroitement lié, le phosphore est nécessaire à la bonne santé de l’animal. En règle générale l’excès de phosphore est éliminé par l’organisme via les reins, or dans les maladies rénales, cet excès n’est plus correctement excrété. Il semble donc logique d’éviter les aliments riches en phosphore. Cependant la viande, le poisson, les os et les abats en sont riches, mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il faille les éliminer définitivement de l’alimentation.

Le calcium

Il est étroitement lié au phosphore grâce à une hormone appelée parathormone ou PTH (Parathyroïd hormone). Cette hormone joue un rôle primordial dans la régulation du métabolisme phospho-calcique avec l’aide de la vitamine D.  Mais dans les cas d’IR ou IRC, le taux de PTH est élevé et celui de la vitamine D réduit. La PTH absorbe alors le calcium se trouvant dans les os et il peut en résulter une fragilité osseuse entraînant des fractures et augmente les risques de développer une maladie appelée ostéodystrophie rénale. En outre, ces déséquilibres peuvent entraîner un dépôt de calcium dans les vaisseaux sanguins menant à des maladies cardiaques.

 

L’alimentation

Résumons donc les besoins d’un animal souffrant de maladies rénales :
– Des protéines de bonnes qualités
– Un apport en phosphore modéré
– Du calcium
– De bonnes matières grasses et acides gras essentiels contre la perte de poids et d’énergie
– De l’eau fraîche et minérale pour éviter les éventuelles toxines.

En pratique :
– De la viande de poulet, de dinde, de lapin et de temps en temps de la viande maigre de bœuf
– Du cœur occasionnellement et en petite quantité
– Des os charnus de poulet sans peau, de dinde et de lapin
– Du porc
– Des abats en quantité moindre que les habituelles recommandations (diminués de moitié)
– De la panse verte pour son apport en vitamines et son ratio phosphore calcium
– De l’huile de saumon sauvage pour son apport en omégas 3 mais sans le phosphore

 

Enfin, cet article ne prétend pas que l’alimentation pourra guérir votre animal. Il a pour but de vous aider à concilier la pathologie dont il souffre et l’alimentation crue. Je vous enjoins vivement à effectuer un suivi strict de votre chien auprès d’un professionnel ayant une opinion positive sur cette alimentation, et  de préférence, ayant une approche holistique de la médecine vétérinaire, c’est à dire une vision globale de l’animal et de sa santé dans laquelle s’inclue l’alimentation.

 

Quelques sources :
– http://feline-nutrition.org/answers/answers-kidney-disease-phosphorus-and-raw-diets

– http://www.dogsnaturallymagazine.com/canine-diets-for-kidney-failure/

– https://www.thewholedog.org/artkidneyfailure.html

 

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