Les maladies cardiaques et le cru

Les maladies cardiaques et le cru

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Les maladies cardiaques

Une maladie cardiaque peut être causée par de nombreux facteurs : sujet âgé, défaillance d’un autre organe, infections, malformations ou maladies. Ces malformations ou maladies peuvent être congénitales : présente dès la naissance à la suite d’un trouble du développement in utéro, ou héréditaires : transmise par les gènes des parents.
Il y a 2 types principaux de maladies cardiaques congénitales

      • Les anomalies de valves cardiaques qui empêchent le cœur de remplir correctement son rôle de pompe
      • Les anomalies des communications entre les différentes cavités du cœur ou les gros vaisseaux en sortie du cœur

 

Les symptômes

Votre animal est vite essoufflé, il gère mal les efforts, il présente une fatigue inhabituelle, un manque d’appétit, son ventre est gonflé (ascite) et il tousse. Il convient alors de faire examiner votre animal par votre vétérinaire, qui en fonction des symptômes et de son premier diagnostic, vous dirigera vers un spécialiste cardiaque. Ce dernier effectuera des examens complémentaires et mettra en place les traitements appropriés en fonction de la maladie et de son stade d’évolution.

 

L’alimentation

  • Le sodium
    Lors de maladies cardiaques l’organisme perd sa capacité à excréter correctement le sodium et entraîne des changements dans la fonction rénale et le système nerveux central, il en résulte une rétention d’eau et de sodium.
  • Le potassium et le magnésium
    Ils ont tendance à baisser lorsque votre animal mange peu et qu’il est sous diurétique. Il est donc important de veiller à faire contrôler leur taux régulièrement.  La perte de magnésium limitera l’absorption de certaines vitamines (C et E).
  • La taurine
    Elle permet la régularisation de la tension et intervient dans la fonction  cardiaque en ayant une action antiarythmique ainsi qu’un effet inotrope (puissance de la contraction des muscles) sur le myocarde.
  • La L-carnitine
    Elle aide au transport des acides gras à partir du cytosol (fluide intracellulaire de la cellule) dans les mitochondries (l’usine énergétique de la cellule). Cela permet à la cellule d’utiliser la graisse pour la production d’énergie, ce qui est particulièrement utile pour le cerveau et la fonction cardiaque ainsi que le mouvement des muscles. La L-carnitine améliore la fonction des cellules du myocarde et agit comme un antioxydant. Il élimine les radicaux libres, qui peuvent endommager les cellules et l’ADN.
  • Les vitamines et acides gras essentiels
    – La vitamine C stabilise les parois des vaisseaux sanguins en soutenant la production de collagène, d’élastine et d’autres tissus conjonctifs. C’est aussi un puissant antioxydant qui protège le système cardio-vasculaire tout comme la vitamine E
    – EPA et DHA : Ils ne sont pas fabriqués par le corps et doivent être apportés par l’alimentation. Composants des omégas 3, ils jouent un rôle dans la croissance et la préservation des cellules, des nerfs, des muscles et des organes.

 

Résumons donc les besoins d’un animal souffrant de maladies cardiaques :
– Des protéines de bonnes qualités
– Une alimentation pauvre en sodium
– Une alimentation riche en potassium
– Un apport en enzymes, vitamines et sels minéraux dont la taurine et la L-carnitine
– Des acides gras essentiels et des omégas 3

En pratique :
– Du bœuf pauvre en sodium et riche en taurine et L-carnitine
– Du porc pauvre en sodium et riche en potassium
– Des abats riches en vitamines et sels minéraux : Foie , rognon, cœur (taurine). Vous trouverez les différents apports dans l’article sur les abats
– De la panse verte
– Du poisson pour les acides gras essentiels et les omégas 3.

 

 

Source Table Ciqual 2018

 

 

 

 

 

Enfin, cet article ne prétend pas que l’alimentation pourra guérir votre animal. Il a pour but de vous aider à concilier la pathologie dont il souffre et l’alimentation crue. Je vous enjoins vivement à effectuer un suivi strict de votre chien auprès d’un professionnel ayant une opinion positive sur cette alimentation, et  de préférence, ayant une approche holistique de la médecine vétérinaire, c’est à dire une vision globale de l’animal et de sa santé dans laquelle s’inclue l’alimentation.
Si votre praticien souhaite ajouter des suppléments à l’alimentation de votre animal (Vitamine C, Co-enzyme Q10, arginine …), mentionnez les viandes, poissons et abats que vous lui donnez. De cette façon, le vétérinaire pourra ajuster les posologies et quantités des compléments en connaissance de cause.

 

 

Image : Source

Table Ciqual / Anses

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