Le chien et le gène de l’amidon

En 2013 paraissait dans la revue Nature, une étude sur l’évolution du chien à travers sa domestication et sa capacité à digérer l’amidon grâce à un gène, le fameux AMY2B.
Depuis, cet article est repris régulièrement sur les réseaux sociaux ainsi que dans de nombreux magazines français comme Sciences et avenir, le Figaro, mais aussi sur le très sérieux site du CNRS.

Cette étude étant destinée à des lecteurs scientifiques, et n’ayant pas la prétention de savoir déchiffrer le jargon spécifique de la génétique, j’ai fait certainement comme beaucoup d’autres lecteurs, je me suis contentée du résumé, notamment la conclusion.

Our results indicate that novel adaptations allowing the early ancestors of modern dogs to thrive on a diet rich in starch, relative to the carnivorous diet of wolves, constituted a crucial step in the early domestication of dogs.

Traduction :
Nos résultats indiquent que de nouvelles adaptations permettant aux premiers ancêtres des chiens modernes de se nourrir d’une alimentation riche en amidon, par rapport à l’alimentation carnivore des loups, ont constitué une étape cruciale dans la domestication précoce des chiens.

 

J’ai voulu comprendre le cheminement qui avait amené à cette conclusion et ce faisant j’ai trouvé l’article providentiel d’un vétérinaire, le Dr Doug Knueven, qui a repris l’étude en la décryptant dans des termes simplifiés et plus accessibles.

Voici la traduction de son article

Ce que les chercheurs ont trouvé
Les chercheurs ont comparé l’ADN de 12 loups du monde entier à celui de 60 chiens de 14 races différentes. Ils ont trouvé des gènes différents entre les deux groupes et présentant des caractéristiques indiquant une adaptation à de nouvelles conjonctures. Certaines des mutations concernaient des gènes impliqués dans le développement du cerveau, ce que les chercheurs ont interprété comme se rapportant aux tempéraments moins agressifs des chiens par rapport aux loups.

Mais l’objet de l’étude portait sur d’autres modifications génétiques impliquant le système digestif. Les chercheurs ont d’abord établi que la digestion de l’amidon nécessite trois étapes.

1 : La première étape de la dégradation de l’amidon nécessite l’enzyme digestive amylase.
2 : La deuxième étape nécessite une enzyme appelée maltase-glucoamylase.
3 : La troisième étape du traitement de l’amidon nécessite une protéine appelée SGLT1 pour transporter le glucose depuis l’intestin dans la circulation sanguine. Les scientifiques ont ensuite montré à leur satisfaction que les chiens avaient évolué loin des loups au cours de ces trois étapes.

En ce qui concerne l’étape 1
Les chercheurs ont d’abord découvert que les chiens possédaient entre 4 et 30 copies d’un gène codant pour l’amylase, alors que les loups n’avaient que 2 copies. Cela leur a indiqué que les chiens ont une plus grande capacité d’effectuer la première étape de la digestion de l’amidon. Je conviens qu’il est significatif que les chiens possèdent entre 4 et 30 copies du gène de l’amylase, et cette large plage indiquerait que certains chiens sont beaucoup moins capables de gérer l’amidon que d’autres.

Ensuite, ils ont comparé l’expression de ce gène chez le chien par rapport au loup et ont constaté une augmentation moyenne de 28 fois chez le chien. Ils ont également testé l’activité enzymatique dans le sang et ont constaté une augmentation de plus de quatre fois chez les chiens par opposition aux loups.

Mais un expert à qui j’ai parlé a déclaré qu’une expression génique accrue ne signifie pas nécessairement une production accrue d’enzymes. J’ajouterais également que l’expression d’un tel gène ainsi que l’activité enzymatique dépendraient du régime alimentaire donné. Un régime riche en amidon (la plupart des aliments pour chiens standards) activerait les gènes nécessaires, par opposition à un régime faible en glucides et semblable à celui des loups. Ainsi, la première partie du travail ci-dessus indique que les chiens ont plus de gènes pour la première enzyme nécessaire à la digestion de l’amidon, mais la deuxième partie ne prouve rien.

Étape 2
Les chercheurs sont maintenant passés à l’étape 2. Ils n’ont pas trouvé un nombre plus élevé de gènes codant la maltase-glucoamylase chez le chien par rapport au loup. Cependant, ils ont pu déterminer qu’il existait des différences significatives dans le gène responsable de cette enzyme entre les chiens et les loups. Ils ont comparé les mutations canines et ont constaté que, lorsque ces mêmes mutations se produisaient chez d’autres mammifères, cela indiquait souvent une tendance à l’omnivorisme de l’animal. Ils ont émis l’hypothèse que les mutations géniques signifient que chez le chien, l’enzyme est plus efficace dans son travail de digestion de l’amidon.

Pour vérifier leur hypothèse, les chercheurs ont mesuré la quantité de maltase-glucoamylase dans le pancréas et dans le sang des chiens par rapport aux loups. Ils ont trouvé des niveaux plus élevés chez les chiens. Ils admettent que la différence de taux d’enzymes pourrait être due au régime alimentaire, et encore une fois, plus il y a de glucides dans le régime, plus le taux d’enzymes est élevé. Les loups mangeant un régime pauvre glucides par rapport à la plupart des chiens, les chercheurs n’ont en réalité rien prouvé de manière concluante sur l’étape 2 de la digestion de l’amidon, à ce que je vois.

Étape 3
Pour la troisième étape de la digestion de l’amidon, les chercheurs se sont concentrés sur le gène codant le SGLT1 (la protéine qui transporte le glucose dans le sang). Ils ont découvert que ce gène avait aussi des mutations chez le chien par opposition au loup. Ils ont alors présumé que ce changement signifiait que la protéine du chien devait être meilleure pour le transport du glucose. Ils ont montré que la version chien de SGLT1 est différente de celle du loup mais n’ont pas prouver que cette différence est significative. Bien sûr, si vous croyez que les chiens ont évolué pour mieux gérer l’amidon que les loups, il s’ensuit que cette différence génétique prouve votre propos.

Cette étude de génétique publiée dans Nature a tenté de prouver que l’ADN canin domestique est différent de celui des loups et qu’une partie de cette différence indique que les chiens peuvent digérer et mieux utiliser l’amidon que les loups. Ils montrent des différences génétiques mais ont échoué à prouver de manière concluante que ces différences signifient que les chiens «se portent bien» avec un régime riche en amidon.

Les chiens ont ils évolué pour manger des céréales ?
Cela ne devrait vraiment surprendre personne que les chiens et les loups ne soient pas génétiquement identiques. Je dois admettre que ces recherches suggèrent que les chiens sont peut-être plus capables que leurs homologues sauvages de gérer l’amidon dans leur régime alimentaire. Il est très probable que l’évolution concerne le régime alimentaire des chiens domestiques. Mais pour vraiment comprendre les ramifications de cette déclaration, nous devons réexaminer le fonctionnement de l’évolution.

Aucun individu n’évolue d’un point de vue génétique. Au lieu de cela, les populations d’animaux évoluent en raison des modifications des conditions de vie auxquelles elles doivent s’adapter. De rares individus naissent avec une mutation qui leur permet de survivre et de se reproduire mieux que tous les autres, de sorte que ce nouveau gène finit par devenir (sur des centaines de milliers d’années) la nouvelle norme.

Je crois qu’en matière d’alimentation canine, nous assistons à l’évolution en action. Quelques rares chiens mutants arrivent quelque peu à gérer les régimes riches en glucides que nous leur donnons, alors que le reste des animaux domestiques en sont malades. Après avoir analysé cette étude, je pense toujours que les régimes ancestraux sont les meilleurs pour la majorité des chiens.

 

Cette étude démontre donc qu’il y a des différences génétiques entre chiens et loups, mais ça nous le savions déjà. Toutefois, pouvoir mieux digérer l’amidon qu’un loup ne définit pas le chien comme un omnivore et ne prouve pas non plus que l’amidon soit bon pour sa santé ni qu’il en ait besoin.

 

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Les maladies de la rate et le cru

La rate et ses fonctions

Elle joue un rôle dans l’épuration du sang en éliminant les globules rouges de plus de 120 jours,  ainsi que dans le système de défense immunitaire.

 

Les maladies de la rate

Elles sont souvent la résultante de causes extérieures : maladie du sang, parasitaires ou tumeurs.  Dans de nombreux cas dont l’hémangiosarcome (le cancer le plus fréquent), l’ablation de la rate est la meilleure solution. On parle alors de splénectomie. Heureusement les chiens et les chats peuvent très bien vivre sans leur rate.

 

L’alimentation

Si un cancer est diagnostiqué il vous suffira d’appliquer les recommandations alimentaires pour les animaux souffrant de cancer ici.
Pour les animaux ayant eu une splénectomie pour d’autres raisons telles que des lésions suite à un choc ou une augmentation de son volume (splénomégalie), il faudra tout de même respecter quelques précautions :
– congelez toutes vos viandes, abats, os charnus et poissons une semaine, pour tuer les éventuels parasites
– ne rompez pas la chaîne du froid pour éviter la prolifération des bactéries. Une fois les aliments décongelés, vous ne devrez pas les recongeler

En effet si la moelle osseuse assure la fabrication des cellules du système immunitaire, l’ablation de la rate peut avoir affaibli ses défenses.

 

Enfin, cet article ne prétend pas que l’alimentation pourra guérir votre animal dans le cas d’un cancer. Il a pour but de vous aider à concilier la pathologie dont il souffre et l’alimentation crue. Je vous enjoins vivement à effectuer un suivi strict de votre chien auprès d’un professionnel ayant une opinion positive sur cette alimentation, et  de préférence, ayant une approche holistique de la médecine vétérinaire, c’est à dire une vision globale de l’animal et de sa santé dans laquelle s’inclue l’alimentation.

 

 




Coquillages et crustacés

Naturellement, les carnivores mangent de la viande. Toutefois, il existe quelques exceptions dont l’alimentation est majoritairement des produits de la mer. Et c’est le cas pour ceux qui vivent sur des îles, comme les loups sur l’île de Vancouver au Canada, les loups sur l’île du Prince de Galles en Alaska, les dingos sur l’île de Fraser mais également le chat viverrin (ou chat pêcheur) vivant dans les marécages ou près de cours d’eau d’Asie du sud est.
Leur régime se compose en grande majorité de poisson (saumon) mais aussi de phoques, d’otaries, de carcasses de baleines, de coquillages (bernaches et palourdes) pour les canidés sauvages et de poissons et crustacés pour le chat pêcheur.

Il est donc logique de se demander si nos chiens et nos chats peuvent eux aussi manger des fruits de mer et lesquels.

Les mollusques

  • Moules (sans coquille)
  • Huîtres (sans coquille)
  • Palourdes (sans coquille)
  • Coquille Saint Jacques (avec ou sans le corail)
  • Seiche (vidée)
  • Calmar (vidé)
  • Poulpe – pieuvre. Pensez à enlever le bec et à vider la tête en la retournant

 

Les crustacés

  • Crevettes
  • Crabes

 

Pour la quantité et la fréquence je vous suggère de ne pas en abuser. Cela doit rester occasionnel, car comme vous le verrez dans le tableau ci dessous, ce sont des produits dont la teneur en sodium est importante.
Les quantités minimales recommandées par la FEDIAF en 2018 sont entre 0.8 g et 0.16 g pour 100 g de nourriture pour les chats et entre 0.10 g et 0.22 g pour 100 g de nourriture pour les chiens. Toutefois cela s’applique aux apports dans l’alimentation sèche et se base sur des apports de 95 à 115 kcal / kg pour les chiens et 75 à 110 kcal/kg pour les chats. Le site américain Perfectly Rawsome recommande un maximum de 100 mg de sodium par tranche de 113 g (4 oz) de ration.

 

 

 

Source 1

 

 




Les analyses sanguines et le cru

L’alimentation crue influence t’elle les résultats des analyses sanguines ?

Selon une étude de 2003 du Dr Doods, il apparaît que 3 éléments augmentent légèrement chez les chiens et chats nourris au cru, sans toutefois dépasser les valeurs hautes usuelles : l’urée, l’hématocrite et la créatinine.

L’urée
C’est un déchet azoté, issu de la dégradation des protéines par le foie. Elle ensuite filtrée par les reins et éliminée par les urines.

La créatinine
C’est aussi un déchet issu de la dégradation de la créatine (synthétisée par le foie et stockée dans les muscles), filtrée par les reins et éliminée dans les urines

L’hématocrite
Elle désigne la proportion de globules rouges dans le sang

L’étude

Voici un extrait de l’introduction :

In 2003, in collaboration with Dr. Susan Wynn, we investigated the basic clinical laboratory parameters of 256 healthy adult dogs of varying ages and breed types being fed raw food diets for at least 9 months. We found that dogs fed raw meats (natural carnivores) had higher red blood cell and blood urea nitrogen levels than dogs fed cereal-based food (obligate omnivores).

The intake of proportionately large amounts of raw meat protein and the significantly higher BUN concentrations found in our initial study, suggested the possibility of some spillover into the urine of  measurable amounts of urea nitrogen and/or albumin. A second two-part study was therefore initiated to measure and compare the albumin content of the urine of raw and cereal fed dogs.  Results indicated that there was no leakage of albumin into the urine of healthy raw fed dogs, and that no apparent short- and long-term clinical effects on renal function were detected from the feeding of raw diets

[…] the same laboratory (Antech Diagnostics) analyzed the samples from 227 of the dogs. From this group, there were 87 dogs fed the classical BARF diet of Dr. Ian Billinghurst, 46 dogs were fed the Volhard diet of Wendy Volhard, and the remaining 94 dogs were fed other types of custom raw diets.

Traduction : En 2003, en collaboration avec la Dre Susan Wynn, nous avons étudié les paramètres de laboratoire clinique de base de 256 chiens adultes en bonne santé, d’âge et de race différents, nourris avec des aliments crus pendant au moins 9 mois. Nous avons constaté que les chiens nourris de viande crue (carnivores naturels) présentaient des niveaux plus élevés de globules rouges et d’urée sanguine que les chiens nourris avec des aliments à base de céréales (omnivores obligatoires).

L’ingestion de quantités proportionnellement importantes de protéines de viande crue et les concentrations beaucoup plus élevées d’urée dans notre étude initiale suggéraient la possibilité de répercussions dans l’urine de quantités mesurables d’urée et / ou d’albumine. Une deuxième étude en deux parties a donc été lancée pour mesurer et comparer le contenu en albumine de l’urine des chiens nourris au cru et nourris avec des céréales. Les résultats ont montré qu’il n’y avait aucune fuite d’albumine dans l’urine des chiens nourris au crus et en bonne santé, et qu’aucun effet clinique apparent à court et à long terme sur la fonction rénale n’avait été détecté lors de l’alimentation avec des aliments crus.

[…] le même laboratoire (Antech Diagnostics) a analysé les échantillons de 227 chiens. Parmi ce groupe, 87 chiens recevaient le régime classique BARF du Dr Ian Billinghurst, 46 chiens recevaient le régime Volhard de Wendy Volhard et les 94 chiens restants recevaient d’autres types de régimes crus personnalisés.

 

J’ai été intriguée par ce régime Volhard . On vous fait acheter un mélange de céréales et de poudres dans lequel se trouve : du foie, des œufs, de l’huile de tournesol, de l’huile de foie de morue, de l’avoine, du sarrasin, des germes de blé, du son de blé, des herbes, des vitamines, de la levure, du kelp, de la mélasse, du vinaigre de cidre, de la Terre de Diatomée. Ensuite vous rajoutez un peu de viande fraîche et de l’eau chaude et vous obtenez une joyeuse bouillie.

 

 

 

Du coup on ne peut pas dire que ce soit une alimentation crue …

 

Pour faire simple et ne pas vous noyer sous toutes les données de l’étude (que vous retrouverez en lien au début de l’article), j’ai consulté le site Dogs Naturally Magazine qui parle de cette étude et qui donne les résultats en chiffres.

 

Les valeurs augmentées de la créatinine ne concernent que des chiens nourris à la ration ménagère.

Sur ce même site on nous dit que l’augmentation d’urée (BUN) est normale car « les chiens nourris au cru ont naturellement une urée plus haute car ils consomment plus de protéines« .
Or si je regarde n’importe quel paquet de croquettes, leurs taux de protéines sont largement supérieur aux taux de protéines qui se trouvent dans la viande crue. Donc le taux d’urée ne devrait pas être excessivement élevé surtout si le chien est à jeun depuis 12 h avant la prise de sang.

En cherchant plus avant, voilà ce qu’on lit au sujet de ces résultats sur le site du Dr Lyn Thomson vétérinaire néo zélandaise :

Concernant l’hématocrite : « L’hématocrite désigne la quantité de globules rouges dans le volume sanguin total. Les chiens nourris crus reçoivent davantage de protéines animales hautement digestibles (par opposition aux protéines végétales et aux sous-produits animaux des croquettes) et, donc, de sources de fer et de vitamines B plus disponibles, indispensables à la croissance des globules rouges. Une hématocrite légèrement élevé n’est pas surprenant dans ces conditions »

Concernant l’urée (BUN) : « Les chiens nourris au cru disposent d’une gamme complète d’acides aminés hautement digestibles, d’origine animale, et il n’est donc pas surprenant qu’une plus grande quantité d’urée soit produite. L’azote uréique humaine augmente également lorsque l’alimentation est riche en protéines. Un régime composé de viande, d’os et d’organes fournira un niveau normal de protéines pour un carnivore »

Concernant la créatinine : « Elle sera élevée lorsqu’il y a dysfonction rénale, déshydratation, saignements gastro-intestinaux et en raison de facteurs diététiques. Des reins sains et normaux produisent de la créatinine de façon constante au fil du temps »

Et elle conclue ainsi : « Les valeurs légèrement plus élevées dans le groupe de cru ne sont pas surprenantes, étant donné qu’elles sont liées au métabolisme des protéines. Les chiens qui suivent une alimentation crue, équilibrée et bien conçue, reçoivent des protéines complètes de haute qualité provenant de sources animales, qui sont plus faciles à utiliser que les sources de protéines de qualité inférieure dans les croquettes. Il est nécessaire d’élaborer un ensemble de valeurs normales de référence spécifiquement pour les chiens nourris au cru afin de permettre une évaluation plus précise des résultats sanguins »

Cette conclusion me parait très juste. Quitte à faire des études, autant le faire avec un régime cru adapté et non pas un mélange de genre : Barf, régime Volhard et surtout une alimentation maison dont on ne sait rien de sa composition.

Il est à noter que le Dr Jean Dodds ne recommande pas le cru pour les animaux ayant des pathologies rénales, hépatiques et intestinales.

For the dogs that tested positive for albuminuria, I would suggest a home cooked diet. I would also suggest home cooked meals for dogs with significant liver, kidney and bowel conditions. Raw diets can be a little bit too much for their bodies to handle and they need the food to be slightly broken down through light cooking or steaming.

Traduction : Pour les chiens testés positifs à l’albuminurie, je suggérerais un régime cuit à la maison. Je suggérerais également des repas cuisinés maison pour les chiens souffrant de troubles hépatiques, rénaux et intestinaux. Les régimes crus peuvent être un peu trop difficiles à gérer pour leur corps et ils ont besoin que les aliments soient légèrement décomposés grâce à une cuisson légère ou d’une cuisson à la vapeur

 

C’est vraiment déconcertant de la part d’une professionnelle qui se dit être une partisane du cru. D’autant que les nombreux témoignages sur les réseaux sociaux, les blogs les sites à travers le monde, attestent que le cru a largement contribué à l’amélioration de la santé des chiens, chats et furets.

 

En conclusion

Avant de faire réaliser une analyse sanguine à votre chat ou votre chien, assurez vous que celui ci soit à jeun, et si les valeurs de l’urée, de la créatinine et de l’hématocrite sont sur la limite haute des valeurs usuelles, ne vous inquiétez pas.

 

 

 

 

 

 

 




Comprendre l’analyse de sang de mon animal

Les résultats d’une prise de sang peuvent parfois apparaître comme une langue obscure avec son cortège d’abréviations et de chiffres. Pour vous aider à y voir un peu plus clair, voici une liste des éléments mesurables que vous retrouvez le plus fréquemment sur les analyses sanguines , leurs valeurs usuelles et leurs interprétations. Ces résultats peuvent varier d’un appareil à un autre.

Lors d’un bilan sanguin votre praticien analysera les valeurs dans leur ensemble pour poser un diagnostic ou pour apprécier l’état de santé de votre animal. N’hésitez pas à lui demander des explications si vous ne comprenez pas les résultats. Lui seul peut interpréter ces valeurs en prenant en compte l’historique médical de votre animal

Les éléments testés et leurs valeurs

 CHIENCHATUNITÉ DE MESURE
GR ou RBC (globules rouges)4.8 - 9.35.92 - 9.93million de cellules/ml
VGM (volume globulaire moyen)58 - 7937 - 61fl
MCH19 - 2811 - 21pg
MCHC30 - 3830 - 38g/dl
RETIC (Reticulocytes)0.0-1.50–1.0%
WBC (globules blancs)4.0 - 15.53.5 - 16.0Cellules x 10^3 /µL
NEU (Neutrophiles segmentés)2060 - 106002500 - 8500Total# /µL
NEU (Neutrophiles bandes)0.0-3000 -150Total# /µL
LYM (Lymphocytes)690 - 45001200 - 8000Total# /µL
MONO (Monocytes)0 - 8400 - 600Total# /µL
BASO (basophyles)0 - 1500 - 150Total# /µL
EOS (Eosinophiles)0 - 12000 - 1000Total# /µL
Plaquettes2 – 93 – 710^5/µl³
BUN (urée)6 - 2514 - 36mg/dl
CREA (créatinine)0.5 - 1.60.6 - 2.4mg/ dl
PHOS (phosphore)2.5 - 6.02.4 - 8.2mg/dl
Ca+ (calcium)8.9 - 11.48.2 - 10.8mg/dl
ALT (alanine aminotransférase)5 - 10710-100u/l
ALKP ou PAL (phosphatases alcalines)10 - 1506 – 102u/l
GGT (gamma-glutamyl-transpeptidases)0 - 141 - 10u/l
BilT (bilirubine totale)0.1 – 0.30.1 - 0.4mg/dl
Acides biliaires< 10< 10u mol/L
AMYL (amylase)290 - 1125100 - 1200u/l
LIPA (lipase)77 - 69510 - 205u/l
PT (protéine totale)5.0 - 7.45.2 - 8.8g/dl
ALB (albumine)2.7 - 4.42.5 - 3.9g/l
GLOB (globuline)1.6 - 3.62.3 - 5.3g/dl
Na+ (sodium)139 – 154145 - 158mmol/l
K+ (potassium)3.6 – 5.53.4 - 5.6mmol/l
Cl (Chloride)102 – 120104 - 128mmol/l
GLU (glucose)80 - 15064 - 170mg/dl
AST (aspartate aminotransférase)5 - 5510-100u/l
CPK (créatine phosphokinase)59 - 89556 - 529u/l
CHOL (cholesterol)92 - 32475 - 220mg/dl
TRIG (triglycerides)29 – 29125 - 160mg/dl
LDH (lactase déshydrogénase)20 - 50020 - 500u/l
HgB (hémoglobine)120 – 18080 – 150g/l
Hct (hématocrite)36 - 5529 - 48%


Les significations

Les éléments mesurable d’une prise de sang correspondent à une fonction de l’organisme. Sur le résultat des analyses de sang vous trouverez les titres suivant :

  • Hémogramme (en anglais CBC pour complete blood count) ou NFS (numération de la formule sanguine)  : c’est l’analyse quantitative (numération) et qualitative (formule) des globules rouges (hématies), globules blancs (leucocytes) et plaquettes. Il apporte des informations sur l’état d’hydratation, l’anémie, l’infection, la faculté de coagulation et les capacités de réponse du système immunitaire.
  • Biochimie sanguine : ce sont des tests sérologiques qui mesurent la quantité de certaines substances chimiques. Elles permettent d’évaluer la qualité de fonctionnement de certains organes, l’équilibre des électrolytes et le dosage hormonal
  • Ionogramme : c’est un examen qui analyse la concentration en électrolytes comme le sodium, le potassium.

 

HÉMOGRAMME

  • Globules rouges

Ht (hématocrite) : c’est la mesure du pourcentage de globules rouges.
Augmentation : état de déshydratation ou maladie
Diminution : anémie

VGM (volume globulaire moyen) : paramètre sanguin rendant compte de la taille des globules rouges

Hb et CCMH (Hémoglobine et concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine) : ce sont les pigments qui transportent l’oxygène dans les globules rouges.
Augmentation : état de déshydratation ou maladie
Diminution : anémie

RETIC (réticulocytes) : globules rouges immatures.
Augmentation signe d’une anémie régénérative causée par une hémorragie, une infestation parasitaire, une hémolyse
Diminution :
Signe d’une anémie non régénérative (anomalie de la moelle osseuse, carences, infections)

  • Globules blancs

WBC ( en anglais white blood count) : c’est la mesure du nombre de globules blancs, aussi appelés leucocytes, les cellules immunitaires de l’organisme.
Augmentation : inflammation, stress, excitation, leucémie
Diminution : inflammation dominante et insuffisance médullaire

NEU (neutrophyles) : Globules blancs qui avalent les microbes et les bactéries
Augmentation : Infections chroniques, leucémie, anémie hémolytique
Diminution : infection virale, toxoplasmose, empoisonnement (médicaments)

LYM (lymphocytes) : globules blancs jouant un rôle central dans le système immunitaire en aidant le corps à combattre les maladies et infections
Augmentation : Affection chronique, post vaccination
Diminution : Leishmaniose, Toxoplasmose, infections virales

MONO (monocytes) : globules blanc ayant un rôle de nettoyeurs
Augmentation : infection, tumeur, leucémie
Diminution : non significatif

EOS (éosinophiles) : globules blancs dont la fonction est de s’attaquer aux parasites de l’organisme
Augmentation : réaction allergique, parasitisme
Diminution : traitement aux stéroïdes, infection et inflammation aiguë

BASO (basophiles) : globules blancs dont la fonction est de neutraliser les inflammations, les allergies et les infections
Augmentation : parasitisme, allergies, tumeurs
Diminution : leur nombre étant déjà bas il est difficile de constater une diminution. La présence de glucocorticoïdes fabriqués par le corps ou apportés par une traitement médicamenteux peut entraîner leur diminution

  • Plaquettes

PLT et PCT : c’est la mesure des cellules qui forment les caillots
Augmentation : hypercoagulation
Diminution : dysfonctionnement du système immunitaire, inflammation, infection

 

BIOCHIMIE

  • Reins

BUN (urée) : déchet provenant de la dégradation des protéines éliminé par l’urine
Augmentation : diminution de la fonction rénale, pathologie cardiaque, choc ou obstruction urinaire
Diminution : fonction hépatique altérée, hyperhydratation

CREA (créatinine) : issue de la dégradation de créatine éliminée par les urines
Augmentation : dysfonctionnement du rein, pathologie rénale, pathologie cardiaque, choc ou obstruction urinaire
Diminution : diminution de la masse musculaire

PHOS (phosphore)
Augmentation : Insuffisance rénale, ingestion de toxiques. Elle est normale pendant la croissance du chiot et du chaton
Diminution : lipidose hépatique chez le chat, malabsorption, traitement de diabète, déficit en vitamine D

Ca+ (calcium)
Augmentation : tumeurs, pathologies rénales, hyperparathyroïdie, albuminémie basse
Diminution : éclampsie, pancréatite, insuffisance rénale aiguë et chronique, intoxication à l’antigel, hypoparathyroïdie

  • Foie

ALAT (alanine amino-transférase) : enzyme du foie
Augmentation : cytolyse hépatique
Diminution : non significatif

ASAT (aspartate aminotransferase)
Augmentation : lésion du foie, nécrose musculaire, hémolyse
Diminution : non significatif

ALKP ou PAL (phospahatase alcalines) : enzymes présentes surtout dans le foie, les voies biliaires et les os
Augmentation : lipidose hépatique chez le chat, cholestase, croissance osseuse chez le chiot, tumeur osseuse
Diminution : non significatif

GGT (gamma glutamyl transférase) : enzyme présente sur les membranes cellulaires de nombreux organes
Augmentation : pancréatite chez le chien, cirrhose, cholestase, nécrose du foie chez le chat
Diminution : non significatif

ALB (albumine) : protéine  servant de transport et synthétisée par le foie
Augmentation : déshydratation
Diminution : pathologies du foie, triade féline, pancréatite chronique, parasitisme, pathologies rénales

TBIL (bilirubine totale) : produit de la dégradation de l’hémoglobine
Augmentation : cholestase et insuffisance rénale, certains types d’anémie, triade féline
Diminution : non significatif

Acides biliaires : ils participent à la digestion des graisses dans l’intestin
Augmentation : cholestase, shunt porto systémique,  anomalie hépatobiliaire
Diminution : malabsorption

  • Pancréas

AMYL (amylase) : enzyme digestive
Augmentation : pancréatite, insuffisance rénale, déshydratation, tumeur
Diminution : non significatif

LIPA (lipase) : enzyme digestive
Augmentation : pancréatite aiguë, tumeurs, insuffisance hépatique et parfois rénale,
Diminution : non significatif

  • Protéines

TP (protéine totale)
Augmentation : inflammations, néoplasie, PIF, leishmaniose
Diminution : malabsoption, syndrome néphrotique, malnutrition, insuffisance hépatique

GLOB (globuline)
Augmentation : inflammation chronique, dirofilariose, ehrlichiose chez le chien, PIF et FIV chez le chat,
Diminution : Parvovirose chez le chiot, maladie hépatique, déficiences immunitaires. A noter que les lévriers ont naturellement des taux plus bas

  • Divers

GLU (glucose)
Augmentation : diabète melitus, pancréatite
Diminution : pathologies pancréatiques, maladie d’Addison, insuffisance hépatique, tumeur hépatique

CK (créatine kinase) : enzyme du muscle strié et du myocarde
Augmentation : souffrance musculaire, atteinte cardiaque, infections
Diminution : une étude a révélé que la CK pouvait être diminuée en cas de cardiomyopathie dilatée

CHOL (cholesterol)
Augmentation : diabète, syndrome néphrotique, pancréatite
Diminution : shunt porto systémique, cirrhose, IPE

TRIG (triglycerides)
Augmentation : obésité, anorexie, diabète, Cushing
Diminution : non significatif

LDH (lactico déshydrogénase) : isoenzyme
Augmentation : maladies musculaires, cardiaques, hépatiques
Diminution : pas de pathologie associée

  • Dosage hormonal

Cortisol : hormone stéroïde sécrétée par les glandes surrénales
Augmentation : maladie de Cushing
Diminution : maladie d’Addison

T4 (thyroxine) :
hormone thyroïdienne
Augmentation : hyperthyroïdie chez le chat
Diminution : hypothyroïdie chez le chien

 

 

IONOGRAMME

Na+ (sodium)
Augmentation : déshydratation
Diminution : perte due à des vomissements et diarrhées, maladie d’Addison, pathologie rénale

K+ (potassium)
Augmentation :  déshydratation, obstruction urétrale
Diminution : perte due à des vomissements et diarrhées, insuffisance rénale

Cl- (chlore)
Augmentation : maladie rénale aiguë, intoxication à l’antigel
Diminution : perte due à des vomissements et diarrhées, myopathie chez les chats

 

 

 

 

 

Source 1 

Source 2

Source 3 

Source 4

Source 5

Source 6

Source 7

Source 8

Source 9




Pourquoi mon chien mange t’il de l’herbe ?

Nous avons tous un jour ou l’autre observé notre compagnon en train de grignoter l’herbe du jardin ou le long des chemins de promenade, sans vraiment comprendre pourquoi il avait ce comportement.

La première idée qui nous vient à l’esprit et que l’on a tous entendu : il veut se purger.

Quand on tape sur la recherche Google : « pourquoi les chiens mangent de l’herbe ? » on obtient 713.000 résultats. Si vous faites la recherche en anglais c’est 77.900.000 de résultats ! Apparemment le sujet passionne.
Bien sur je ne les ai pas tous compulsé, mais le premier qui apparaît dans la recherche française implique … l’alimentation crue. Côté anglophone ce qui revient c’est la digestion, le déparasitage ou les besoins nutritionnels

Comme cette question est récurrente, je me suis dit qu’il serait intéressant de traiter du sujet même si je reprends ce que d’autres sites ont fait bien avant moi.

Sur le site VETOSTORE on nous explique qu’il y a 4 facteurs
– Le chien veut se purger
– Le chien aime manger l’herbe
– Le chien mange de l’herbe pour consommer d’avantage de fibres
– Le chien souffre de pica

Sur le site Pet MD plusieurs raisons sont énoncées
– Les chiens ne sont pas carnivores, donc il ont besoin d’herbe pour remplacer le contenu des proies que mangeaient ses ancêtres
– L’herbe est un remède naturel pour les chiens qui souffrent de désordres intestinaux en les faisant vomir
– L’herbe contient des nutriments essentiels aux chiens surtout ceux nourris avec une alimentation industrielle

Sur le site Conseils Vétérinaires on avance  que
– c’est pour se purger
– c’est un pica
– c’est une carence alimentaire
– c’est un vestige hérité d’un comportement ancestral

Sur le site Healthypets l’article du Dr Karen Becker est un peu plus complet. Pour elle, si les chiens mangent de l’herbe c’est :
– Parce qu’ils souffrent de troubles gastro intestinaux
– Car ce serait un moyen d’atténuer les nausées, les gaz ou les ballonnements
– Parce qu’ils pourraient avoir des vers intestinaux dont ils veulent se débarrasser et elle se réfère à une étude faite sur les chimpanzés
– Parce qu’ils ont besoin de satisfaire un besoin nutritionnel
– Parce qu’ils aiment ça
– Parce que c’est un trait hérité de leurs ancêtres.

Et si c’était des mythes ?

Tous ces sites anglophones n’indiquent pas de source scientifique, pas plus que les sites francophones qui, soit n’en fournissent pas, soit se réfèrent aux sites anglophones qui n’en citent pas.

Mais en cherchant bien, j’ai pu trouver 2 études :
– une étudiant ce comportement dans un environnement contrôlé afin de déterminer les habitudes et la relation entre ingestion d’herbe et ingestion de nourriture
– une autre plus spécialement dirigée sur les raisons de la consommation d’herbe.

Et dans la deuxième étude on met en évidence que la plupart des hypothèses avancées ne sont pas fondées.

J’ai pu avoir accès à la totalité de cette étude faite à l’université de Californie, qui s’est déroulée en 3 parties. Cette étude avait donc pour but de tester les hypothèses selon laquelle la consommation d’herbe chez le chien est généralement associée à une pathologie ou des carences alimentaires et que l’ingestion de végétaux était généralement suivi de vomissement

Etude pilote
Il a été demandé à des étudiants vétérinaires de remplir un questionnaire sur la fréquence de consommation d’herbe de leurs propres chiens. Sur les 25 élèves dont les chiens mangeaient de l’herbe, aucun chien ne présentait de signe d’indisposition antérieure et seuls 2 chiens (8 %) vomissaient régulièrement après ingestion d’herbe.

Etude n°1
78 propriétaires de chiens ont été invité à rejoindre l’hôpital universitaire.
47 personnes entraient dans les critères de recherches.
10 personnes ont rapporté n’avoir jamais observé leur chien manger de l’herbe et 37 ont observé leur chien manger de l’herbe au moins une fois ou avoir trouvé de l’herbe dans leurs selles ou leur vomi.
33 propriétaires ont ensuite répondu à des questions sur le comportement de leur chien avant et après consommation des végétaux. Parmi ces chiens, seuls 4 semblaient être régulièrement indisposés avant de manger de l’herbe et 6 vomissaient régulièrement après ingestion.
Chez les chiens qui ne mangeaient pas d’herbe, aucun n’avait un régime supplémenté en fruits et légumes, alors que 10 des 37 chiens qui mangeaient de l’herbe avaient une supplémentation en fruits et légumes, donnée par les propriétaires

Etude n° 2
Elle a été faite pour compléter les 2 premières en collectant des données via internet pour corroborer ou rejeter les hypothèses énoncées en introduction. Pour cela 3340 questionnaires ont été recueillis et 1571 ont été retenus.
Ainsi les données récoltées montraient que :
– 68 % des chiens ingéraient des végétaux (en majorité de l’herbe) tous les jours ou régulièrement dans la semaine
– 8 % des chiens présentaient souvent des signes d’indisposition avant de manger des végétaux
– 22% des chiens vomissaient après ingestion
Parmi les chiens qui mangeaient  de l’herbe, les chiens les plus jeunes en mangeaient plus fréquemment que les chiens plus âgés, et étaient moins susceptibles de paraître indisposé avant d’en manger ou de vomir par la suite

Conclusions
La consommation de végétaux, en particulier l’herbe est fréquente chez toutes les races de chiens domestiques. Cela semble être un comportement normal, non associé à une indisposition, des vomissements ou une alimentation carencée. Même si l’étude ne portait que sur les chiens, ce comportement a été observé chez les loups et des canidés sauvages. Étant donné que ce comportement semble avoir été conservé  au travers de la domestication et la sélection humaine, il semble probable qu’il serve à des fins biologiques. Les chercheurs souhaitent que d’autres investigations soient menées pour déterminer s’il y a ou non une sélection des végétaux dans un but précis.

Il apparaît donc que la dernière hypothèse émise par le Dr Becker et le Dr Patrick D. soit la plus plausible : il s’agit d’un vestige ancestral

Je ne manquerai pas d’éditer cet article si de nouvelles études sont publiées.

Je vous mets en pdf un résumé de l’étude. Elle aborde également très succinctement le comportement des chats où l’on nous dit que les conclusions s’appliquent aussi aux félins.

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Les aliments dangereux : vrai ou faux et pourquoi ?

On a tous déjà vu des affiches ou des images circulant sur la toile, nous alertant sur les dangers de certains aliments. Mais le sont il vraiment et pourquoi ? Voici quelques un des aliments qui reviennent régulièrement dans les listes des aliments interdits, toxique ou dangereux.

 

 

Le chocolat et le café : Vrai

Si le chocolat est une source de bienfaits pour l’être humain, tant pour son goût que pour ses apports nutritionnels, il n’en est pas de même pour nos animaux de compagnie.
La raison : la théobromine. Cette molécule fait partie des méthylxanthine (MTX), comme la caféine, et elle a la capacité de pénétrer le système nerveux central. Si ces effets sont bénéfiques chez l’homme, ils ne sont pas sans danger pour l’animal.
En effet il suffit de 45 mg ou plus de théobromine par 453 grammes de poids de votre animal (1 pound) pour que cette dose soit létale (donc mortelle).
Vous retrouverez un article complet sur les dangers du chocolat ici

La café quant à lui contient également de la théobromine mais aussi de la caféine et de la théophylline. La dose létale médiane (DL50) de la caféine est d’environ 140 mg/kg chez le chien et environ 100 mg/kg chez le chat. Un gramme de grains de café contient 10 à 20 mg de caféine. (Source) (Etude)
Les symptômes de l’intoxication sont proches de celle due au chocolat

 

Les médicaments : Vrai

Ne donnez pas de médicaments à destination des humains à votre animal à moins d’en avoir référé à votre vétérinaire. Ne laissez jamais de médicaments à portée des animaux. Leur ingestion peut entraîner la défaillance de certains organes

 

L’alcool : Vrai

Tous les alcools (éthanol, méthanol, isopropanol) sont rapidement absorbés par le système digestif ainsi que par voie cutanée. L’éthanol est présent dans la plupart des boissons alcoolisées, le méthanol dans les anti gel  et l’isopropanol se trouve dans les « alcool à frotter » ou certains spray anti puces.
La dose létale de méthanol pour un chien est de 4–8 mL/kg. L’isopropanol est 2 fois plus toxique que l’éthanol et les premiers signes cliniques apparaissent après absorption orale de 0.5 mL/kg ou plus.
Voilà ce que décrit le Manuel vétérinaire Merck   :

Les signes commencent généralement dans les 30 à 60 minutes suivant l’ingestion et comprennent des vomissements, une diarrhée, une ataxie, une désorientation (ivresse), une dépression, des tremblements et une dyspnée. Les cas graves peuvent évoluer vers le coma, l’hypothermie, des convulsions, une bradycardie et une dépression respiratoire. La mort est généralement due à une insuffisance respiratoire, une hypothermie, une hypoglycémie et / ou une acidose métabolique. Une pneumonie secondaire à une aspiration de vomissements est possible.

Vous l’aurez donc compris l’alcool est à bannir pour les animaux de compagnie.

 

Le blanc d’œuf cru : Faux

Il tient sa mauvaise réputation de l’avidine, une vitamine qui empêche l’assimilation de la biotine (vitamine B 8) si ingéré en trop grande quantité. Or si vous donnez un œuf cru entier la quantité d’avidine est trop peu importante pour avoir des effets délétères. Vous trouverez de plus d’amples informations dans l’article sur l’œuf 

 

Les os de poulet, de lapin et les arêtes de poissons : Faux et Vrai

En tant que raw feeder nous le savons, les os de poulet et de lapin ne sont pas plus dangereux qu’un autre os … cru et charnu. La cuisson altère la structure de l’os, le rend friable et cassant et ainsi provoque de nombreux accidents, tout comme les os nus : perforation, ulcération, occlusion .
Il en va de même pour les arêtes de poissons.. De plus certains poissons aux squelettes osseux ne se donnent pas entiers mais en filets, pour éviter que les grosses arêtes ne se plantent dans le palais, la gorge ou l’œsophage.

Voici une démonstration d’os de poulet en vidéo

 

Les pommes de terre crues : Vrai

La pomme de terre crue contient de le solanine, un glycoalcaloïdes présents dans les espèces de la famille des Solanacées comme la tomate ou l’aubergine. Cette substance est toxique si consommé à haute dose et c’est le cas dans les pommes de terre verdies ou germées. Le chat est apparemment moins concerné que le chien

Voilà ce que décrit le site de l’hôpital vétérinaire Frégis

Chez le chien, les signes cliniques sont dominés par des troubles digestifs : coliques, vomissements, constipation puis diarrhée sévère et parfois noirâtre, hypersalivation.
Des complications nerveuses sont possibles : changement de comportement, ataxie, tremblements, mydriasehypothermie. Les troubles deviennent progressivement plus marqués et en vingt-quatre heures, une paralysie complète s’installe. Un coma de quelques heures précède la mort.

 

Le jambon : Vrai

S’il n’est ni toxique ni dangereux, il est tout simplement inapproprié dans l’alimentation d’un carnivore. En effet il sera soit cuit, soit fumé, et dans les 2 cas trop salé. Consommé régulièrement et sur le long terme il peut causer une inflammation du pancréas.

 

L’avocat : Faux

La persine est une toxine présente dans la peau de l’avocat, ses feuilles et le noyau. Ses 3 parties ne doivent pas être consommées car dangereuse et toxiques. La persine est également présente en petite quantité dans la chair mûre et ne présente aucun danger dans ce dernier cas.
Sa réputation de dangerosité vient d’une seule « étude » provenant d’Afrique du Sud où deux chiens affamés sont décédés d’une défaillance des organes et du cœur. Il se trouve que ces deux chiens se sont trouvés une plantation d’avocats et comme ils avaient faim, ils ont consommé des avocats entier y compris les tiges, les feuilles, la peau et même l’écorce de l’arbre.
Le contenu de l’estomac des chiens n’a pas été analysé pour l’étude, mais les symptômes qu’ils présentaient avant le décès étaient similaires à ceux observés dans une étude portant sur 15 chèvres ayant mangé des feuilles d’avocat et sont mortes. (Source)
Or une étude récente de 2012 a mis en évidence l’absence de toxicité de la chair de l’avocat

 

Les noix de Macadamia : Vrai

S’il est vrai que les noix de Macadamia sont associées à un syndrome non fatal entraînant des troubles digestifs et des symptômes de faiblesse, d’ataxie et d’hyperthermie, les symptômes varient d’un animal à un autre en fonction de la quantité ingérée. (Source) Pour autant aucun cas de décès n’a été rapporté chez le chien qui est la seule espèce chez qui les symptômes aient été déclaré. (Source)

 

Le raisin frais et sec : Aucune preuve scientifique

On l’a tous entendu. Le raisin est toxique pour les chiens. Toutefois personne n’est capable de dire pourquoi. Les symptômes de l’intoxication sont : diarrhées, vomissements, léthargie et une défaillance rénale peut en résulter.
Mais alors est ce un mythe ou une réalité ?
Sur les sites The Dog Place et No More Vet Bills, plusieurs thèses et faits sont avancés
– Pour qu’un aliment soit considéré comme toxique il faut que sa toxicité ait été reconnue en mettant en évidence l’agent responsable via une nécropsie et d’autres moyens de recherches, et ainsi prouver que cet agent seul est responsable du décès.
– Aucune toxine ni composant chimique dans le raisin n’a été identifié en tant que poison pour le chien (aucun cas n’a été recensé chez le chat)
– Aucun élément des raisins secs n’a non plus été identifié
– Aucune étude scientifique n’a permis d’affirmer que dans les cas où certains chiens avaient souffert de défaillance rénale, le raisin était la cause. Il a juste été mis en avant le fait que dans ces cas du raisin avait été ingéré
– Une évaluation consistant dans la lecture de dossiers, a été faite sur 43 cas déclarés au Centre de Contrôle des Poisons de l’ASPCA (l’équivalent de notre SPA en France) entre 1992 et 2002
– Cette évaluation est relayée par Snopes, un média qui démystifie certaines informations bien ancrées dans les société. Dans une mise à jour de leur article ils indiquent avoir contacté les auteurs de « l’étude » pour savoir si de nouvelles informations étaient disponibles et la réponse a été qu’ils n’en savaient pas plus qu’au moment ou cette « étude » avait été menée.
– Une enquête a été faite auprès d’éleveurs, de vétérinaires et propriétaires de chiens et sur les 130 réponses reçues aucune n’a rapporté un quelconque symptôme.
– Peut on imputer les défaillances rénales au raisin quand on nourrit son animal avec une alimentation industrielle et qu’on ne connait pas l’état des reins avant l »empoisonnement » ?
– On ne connait pas la dose toxique du raisin. Les cas enregistrés varient de quelques grains à plusieurs grappes.
– Dans la nature, les loups et les renards mangent des raisins au même titre que d’autres baies.

En 2014 le Docteur vétérinaire Greg Aldrich a publié un article sur le site Petfood Industry.com, dans lequel il s’étonne que l’on trouve des extrait de pépins de raisin dans certains produits alimentaires pour chien, mais que le raison et le raisin sec soient systématiquement absent malgré des études indiquant les bienfaits de ce fruit.
Il souligne que pour les chiens affectés, cela débute avec des vomissements dans les 24 h suivant l’ingestion des raisins ou des raisins secs et qu’aucune dose consistante n’a été identifiée.
Il précise également que sans étude scientifique cet empoisonnement au raisin relève plus de la légende urbaine que de fait médicaux. Il indique qu’il est fort possible que, comme pour l’ail et l’oignon, il y ait des agents bénéfiques dans le raisin, mais qu’à des doses importantes et sans temps d’accoutumance, cela puisse mener à des effets délétères.

Ci dessous vous le retrouvez lors d’une interview sur le sujet.

Are Grapes Toxic to Pets?

Are Grapes🍇 and Raisins really dangerous for pets?🐶🐱🚫With Dr. Greg Aldrich & Dr. Karen Becker

Gepostet von Rodney Habib am Mittwoch, 1. August 2018

 

Les groseilles : Faux

Encore une mauvaise traduction et une mauvaise interprétation qui amènent à relayer des mythes sans aucun fondement scientifiques. En anglais groseille se dit currant et les suisse l’appelle raisinet . La confusion vient du fait qu’aux USA on vend des raisins de Corinthe sous l’appellation Zane currant, et ils sont considérés comme toxiques ce qui n’est pas non plus prouvé scientifiquement.
Mais en réalité les groseilles que nous trouvons chez notre primeur ou dans notre jardin, comme les groseilles rouges, blanches, à maquereau, et même le cassis sont du genre Ribes (un autre groupe de plantes) et ne sont pas toxiques. Toutefois ils peuvent occasionner quelques troubles digestifs si ingérés en grande quantité.

 

Les champignons : Faux et Vrai

Si on pense tous à l’amanite et d’autres champignons sauvages qui sont sans conteste toxiques, il n’en va pas de même pour tous les champignons. Si vous souhaitez en donner  à votre chien préférez les champignons dits médicinaux comme le Shiitake, le Reishi, le, Maitake, le Turkey Tail (queue de dindon sauvage), le Coriolus Versicolor et le Cordyceps

Voici une liste des champions toxiques référencés par la Namyco (North American Mycological Association)
– Amanite tue mouche (Amanita muscaria),  Amanite panthère (Amanita pantherina), Amanite phalloïde (Amanita phalloides) qui attirent particulièrement les chiens à cause de leur odeur de poisson. Elles contiennet de l’acide iboténique qui est un neurotoxique et du muscimole, un alcaloïde psychoactif
– Les Inocybes et les Clitocybes à cause de la muscarine (alcaloïde toxique)
– Certains types de Sclérodermes notamment le Scléroderme commun
– Le bolet
– Le Chlorophyllum
– Les Entolomes
– Le verpa
– La Gyromitre(fausse morille)
– Les Helvelles
– Les Psylocybes
– Les Conocybes
– Les Paneolus
– Les Gymnopiles
– Les lépiotes
– Les Galerina

Si votre chien vient à ingérer un de ces champignons rendez vous immédiatement chez votre vétérinaire.

 

L’ail : Faux

L’ail est un excellent aliment avec de nombreuses vertus notamment pour vermifuger vos animaux. Comme de nombreux « produits » il suffit d’adapter et de respecter certaines conditions d’utilisation.
La mauvaise réputation de l’ail vient d’une étude faite au Japon où une dose excessive d’extrait d’ail ( 1.25 ml d’extrait par kg de poids corporel soit 5 g d’ail entier par kg de poids corporel) a été administré en intragastrique à 4 chiens. Rita Hogan, une herboriste canine explique que cette dose équivaut à donner 60 gousses d’ail (ou 4 grosses têtes) à un chien de 34 kg  ou 23 g d’ail (6 à 8 gousses) à un chien de 4.5 kg.
L’ail fait partie de famille des Lilliaceae et du genre Allium. Certains de ses composants organo sulfurés (COS) peuvent endommager les globules rouges sur le long terme et créer ainsi une anémie. L’allicine et l’ajoène dont l’ail est composé, sont de puissants relaxants cardiaques, des vasodilatateurs et des agents hypotenseur.

 

L’oignon, le poireau et la ciboulette ou civette : Vrai

Comme l’ail ils font partie du genre Allium. Le poireau et la ciboulette sont impliqués dans de nombreux cas d’empoisonnement mais c’est l’oignon qui crée le plus de dégâts.
Il a été prouvé que 2 composants organo sulfuré très toxique : le propyl disulfure et notamment le sodium de propylthiosulfate isolés à partir d’oignon bouillis, étaient responsables d’une augmentation de la formation des corps de Heinz, (une anomalie qui entraîne un changement de la structure de l’hémoglobine),  et d’une anémie hémolytique
Il est donc important de vous assurer de ne pas donner d’oignon sous quelques formes que ce soit.

 

Le lait : une question de tolérance

Le lactase est une enzyme sécrétée par la muqueuse de l’intestin qui permet de décomposer le lactose (le sucre du lait) en glucose et en galactose et ainsi en favoriser la digestion. Or cet enzyme disparaît progressivement lors de la croissance du chiot et du chaton, et à l’âge adulte il n’en reste que quelques traces voir plus aucune. Et c’est ce qui va déterminer la tolérance ou non de votre animal.
Toutefois le lait ainsi que ses dérivés, n’ont pas leur place dans l’alimentation d’un carnivore, surtout si l’on souhaite se rapprocher d’un régime naturel. Il peuvent occasionner des troubles intestinaux et des diarrhées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





Pourquoi le chocolat est dangereux ?

A l’approche des fêtes de Pâques ou de fin d’année, le chocolat est la douceur que l’on retrouve sur les tables et donc éventuellement à portée de nos animaux.

Mais si le chocolat est une source de bienfaits pour l’être humain, tant pour son goût que pour ses apports nutritionnels, il n’en est pas de même pour nos animaux de compagnie. La raison : la théobromine. Cette molécule fait partie des méthylxanthine (MTX), comme la caféine, et elle a la capacité de pénétrer le système nerveux central. Si ces effets sont bénéfiques chez l’homme, ils ne sont pas sans danger pour l’animal. En effet il suffit de 45 mg ou plus de théobromine par 453 grammes de poids de votre animal (1 pound) pour que cette dose soit létale (donc mortelle).

Voici un tableau que j’ai reçu dans une newsletter du Dr Robert Mueller, du site Barf World

En gras vous trouvez la quantité de théobromine et chaque colonne vous indique la dose létale en fonction du poids du chien

Voici la conversion en grammes et kilogrammes

Le chocolat mi doux ou semi sweet chocolate est une variante de chocolat que l’on retrouve aux Etats unis ou en Grande Bretagne

Les symptômes de l’intoxication au chocolat

  • Douleurs abdominale et difficultés respiratoires
  • Diarrhées et vomissements (pouvant contenir du sang)
  • Difficulté à rester debout ou à marcher et léthargie
  • Fréquence cardiaque élevée
  • Soif et miction excessive (pouvant contenir du sang)
  • Spasmes musculaires et convulsions
  • Agitation et autre comportement inhabituel
  • Votre chien halète et bave

Appelez le centre anti poison le plus proche




Work Wonders – Tom Lansdale

Work-Wonders




Les maladies des porcs et sangliers

Quelques maladies touchent les suidés sauvage ou d’élevage et il est important de connaitre les réglementations en matière de prophylaxie de ces maladies.

La peste porcine

La peste porcine africaine (PPA) comme son nom l’indique, vient d’Afrique et touche uniquement les porcs et les sangliers. C’est une maladie virale de la famille des Flaviviridae qui ne se transmet pas à l’homme ni aux animaux domestiques. Lorsque un animal est infecté, c’est tout l’élevage qui est abattu. Il n’y a donc aucun risque que de la viande contaminée se retrouve chez votre boucher ou en supermarché.

Peste porcine

 

La maladie d’Aujeszky

Cette maladie touche les carnivores les ruminants et les équidés. Il s’agit d’une maladie virale du à un herpès le Suid Herpesvirus 1
C’est de loin la maladie qui cause la plus grande inquiétude chez les rawers et à juste titre.  La question revient souvent concernant les risques de contamination des porcs de plein air / bio et les sangliers d’élevage, par la maladie d’Aujeszky. J’ai donc fait quelques recherches plus approfondies, tant au niveau de la réglementation légale mise à disposition par le ministère de l’Agriculture et les textes parus au Journal officiel, mais j’ai aussi décroché mon téléphone pour parler aux différents acteurs de la filière bio : DDPP, Chambre d’agriculture, PMAF (protection mondiale des animaux de ferme), et aussi directement des éleveurs. Voici donc ce qui ressort de mes recherches :
– Pour le sanglier d’élevage : les animaux sont TOUS testés après abattage. Les infrastructures doivent répondre à des normes strictes sur la sécurité des enclos
– Pour le sanglier sauvage : après une courte formation les chasseurs peuvent vendre leur viande mais doivent faire tester leur viande par un laboratoire agréé avant la mise en vente
– Pour le porc bio/ de plein air : la France est indemne de la maladie depuis 2011. Toutefois des dépistages sont tout de même effectués au sein des exploitations, tant pour Aujeszky, mais aussi à l’abattoir pour la trichine (cela concerne tous les porcs).
Comme pour les sangliers les enclos doivent répondre à des normes : clôtures électrifiées, clôtures étanches …

Il n’y a donc aucune raison d’avoir peur de donner du porc bio ou de plein air à votre animal, ni même du sangler d’élevage.

Aujeszky

 

Photo d’en tête : Ferme expérimentale des Trinottières. – © F. Maupertuis