Les maladies des porcs et sangliers

Quelques maladies touchent les suidés sauvage ou d’élevage et il est important de connaitre les réglementations en matière de prophylaxie de ces maladies.

La peste porcine

La peste porcine africaine (PPA) comme son nom l’indique, vient d’Afrique et touche uniquement les porcs et les sangliers. C’est une maladie virale de la famille des Flaviviridae qui ne se transmet pas à l’homme ni aux animaux domestiques. Lorsque un animal est infecté, c’est tout l’élevage qui est abattu. Il n’y a donc aucun risque que de la viande contaminée se retrouve chez votre boucher ou en supermarché.

Peste porcine

 

La maladie d’Aujeszky

Cette maladie touche les carnivores les ruminants et les équidés. Il s’agit d’une maladie virale du à un herpès le Suid Herpesvirus 1
C’est de loin la maladie qui cause la plus grande inquiétude chez les rawers et à juste titre.  La question revient souvent concernant les risques de contamination des porcs de plein air / bio et les sangliers d’élevage, par la maladie d’Aujeszky. J’ai donc fait quelques recherches plus approfondies, tant au niveau de la réglementation légale mise à disposition par le ministère de l’Agriculture et les textes parus au Journal officiel, mais j’ai aussi décroché mon téléphone pour parler aux différents acteurs de la filière bio : DDPP, Chambre d’agriculture, PMAF (protection mondiale des animaux de ferme), et aussi directement des éleveurs. Voici donc ce qui ressort de mes recherches :
– Pour le sanglier d’élevage : les animaux sont TOUS testés après abattage. Les infrastructures doivent répondre à des normes strictes sur la sécurité des enclos
– Pour le sanglier sauvage : après une courte formation les chasseurs peuvent vendre leur viande mais doivent faire tester leur viande par un laboratoire agréé avant la mise en vente
– Pour le porc bio/ de plein air : la France est indemne de la maladie depuis 2011. Toutefois des dépistages sont tout de même effectués au sein des exploitations, tant pour Aujeszky, mais aussi à l’abattoir pour la trichine (cela concerne tous les porcs).
Comme pour les sangliers les enclos doivent répondre à des normes : clôtures électrifiées, clôtures étanches …

Il n’y a donc aucune raison d’avoir peur de donner du porc bio ou de plein air à votre animal, ni même du sangler d’élevage.

Aujeszky

 

Photo d’en tête : Ferme expérimentale des Trinottières. – © F. Maupertuis




Les huiles de poissons

Pourquoi de l’huile ?

Dans le régime Barf, les huiles de poissons et les huiles végétales sont une partie intégrante de la gamelle pour leurs apports en omégas 3.  Il est conseillé de faire une rotation d’huiles végétales et animales. Or dans le cadre du prey model / frankenprey, nous préférons varier les poissons entiers ou en filet plutôt que des huiles et voici pourquoi :

1 – Les modes de fabrication des huiles : utilisant la cuisson, les solvants ou uniquement les déchets de poissons
2 – Le poisson étant un réservoir de métaux lourds, certaines huiles concentrent ces métaux
3 – L’huile apporte des omégas 3 mais aussi 100 % de lipides et souvent de la vitamine E de synthèse rajoutée
4 – Le conditionnement occasionne souvent une oxydation de l’huile de poissons
5 – Dans le cadre d’un régime voulant se rapprocher d’un régime naturel, l’huile est un produit transformé qui n’en fait pas partie
6 – Les corps gras occasionnent souvent des diarrhées à l’instar de l’huile de lin qui est laxative

 

Extraction et raffinage

L’huile de poisson est issue de la pêche ciblée dans ce seul but (poisson fourrage) et de co-produits de la pêche : arêtes, têtes, viscères, peau, mais également de poissons qui ne sont pas commercialisables en l’état, poissons abîmés par exemple, ou méconnus du public.

Il existe plusieurs méthodes pour obtenir de l’huile de poissons

  • Cuisson et pressage (notamment pour les foies de morue ou de squale)
  • Procédés chimiques
  • Procédés enzymatiques
  • Extraction par pression à froid des sous produits de poisson (têtes, arêtes, peau)

Vous trouverez en fin d’articles des extraits de texte ainsi que les liens vers les articles, avec des détails sur les modes d’extraction et de raffinage. Certains de ces extraits vous donneront un éclairage sur une partie de notre position quand à l’utilisation des huiles.

 

Analyse nutritionnelle (Source Table Ciqual des aliments)

Les huiles végétales sont riches en omégas 6, raison pour laquelle elles sont déconseillées. En effet les viandes sont naturellement riches en omégas 6, en apporter plus crée un déséquilibre.
L’huile de lin fait exception car elle est riche en omégas 3 et en vitamine E naturelle. Comme l’huile de saumon son instabilité entraîne des précautions : conditionnement de conservation opaque, conservation au frais et une DLU optimale de 3 à 6 mois.  Toutefois il est peu probable que le lin fasse partie de l’alimentation du carnivore et qu’il puisse en extraire son huile.
L’huile de saumon est riche en EPA et DHA ce qui la rend instable et sujette à une rapide oxydation.

Dans le tableau ci dessous sont listées quelques une des huiles que l’on retrouve dans un régime Barf et deux poissons régulièrement donnés par les rawers.

Voici un petit glossaire des Acides Gras listés dans ce tableau :
AG 4:0, butyrique : acide gras saturés
AG 6:0, caproïque : acide gras saturés
AG 8:0, caprylique : acide gras saturés
AG 10:0, caprique : acide gras saturés
AG 12:0, laurique : acide gras saturés
AG 14:0, myristique : acide gras saturés
AG 16:0, palmitique : acide gras saturés
AG 18:0, stéarique : acide gras saturés
AG 18:1 9c (n-9), oléique : acide gras insaturé monoinsaturé
AG 18:2 9c,12c (n-6), linoléique : acide gras insaturé polyinsaturé
AG 18:3 c9,c12,c15 (n-3), alpha-linolénique : acide gras insaturé polyinsaturé

 

 

 

 

Les risques liés aux huiles de poissons

Comme je l’évoquais plus haut, les huiles de poisson ne sont pas sans risques.

  • En effet leur forte teneur en EPA et DHA les rend instable et favorise l’oxydation. A chaque fois que vous ouvrez votre bouteille, l’huile est en contact avec l’oxygène et commence à rancir. Une étude menée en 2008 par des chercheurs néo zélandais indiquait que la plupart des huiles en capsules testées avaient commencé à s’oxyder, bien que la DLU ne soient pas dépassées. De ce fait le bénéfice santé n’est plus avéré et la consommation de ces huiles oxydées augmentent le risques de certaines pathologies

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  • Nos océans et mers étant de plus en plus pollués, les poissons sauvages sont contaminés par nos rejets, et les huiles concentrent des toxines : cadmium, arsenic, mercure, plomb, PCB
    Ces métaux lourds ne sont pas sans conséquence et sont liés à de nombreux problème de santé : foie, peau, système immunitaire, perturbations endocriniennes et reproductives
    Les américains, eux, ont du souci à se faire avec les saumons du pacifique utilisés pour faire les huiles. Avec la fuite du réacteur nucléaire de Fukushima suite au tsunami de 2011, des poissons ont été testé positifs aux particules radioactives telles que le Césium – 137 et le Strontium -90. Ces particules radioactives peuvent se déposer dans la moelle osseuse et provoquer un cancer des os et / ou une leucémie
    Quant aux huiles de poissons d’élevage elles sont déconseillées pour des chiens positifs MDR1

 

 

Conclusion

En consommant une ration de poisson par semaine et des viandes et abats variés, de préférence issus de l’élevage bio, vous apportez à votre animal les acides gras essentiels nécessaires à sa bonne santé.
Enfin pour ceux qui seraient tentés d’utiliser l’huile de Krill, sachez que sa sur exploitation pour répondre à la demande croissante, met en péril la vie marine qui la consomme. Source

 

Pour plus d’informations

Source 1 :

Les technologies et brevets relatifs à l’extraction se rapportent à des étapes de « cuisson-pressage »[24-26], basées sur un traitement thermique de la matière première (poissons entiers ou écarts). Des températures supérieures à 95 °C sont obtenues directement ou indirectement par injection de vapeur, voire par ébullition ou cuisson de la matière première [27], entraînant une coagulation des protéines. La matière première est ensuite introduite dans des presses de géométrie variée afin de séparer dans des décanteurs la phase aqueuse protéique contenant l’huile des matières solides. Les eaux d’égouttage et de presse sont ensuite traitées à la vapeur vive, autorisant une meilleure séparation de la phase huileuse sur décanteur horizontal centrifuge

… Des procédés moins drastiques permettent de déshuiler la chair de poisson après addition d’eau, pressage à froid et centrifugation [32]. L’extraction d’huile assistée par voie enzymatique permet une valorisation des co-produits de la filière halieutique (tête, écart de filetage). La déstructuration des tissus protéiques par l’action de protéases spécifiques, conduite à basse température (inférieure à 60 °C) sous atmosphère inerte permet d’obtenir des rendements proches des extractions par solvants organiques en moins de 2 heures tout en limitant les réactions d’oxydation. Les différentes étapes de ce procédé optimisé par planification expérimentale à l’échelle pilote (400 kg) sont résumées sur la figure 2 [33, 34].
Après filtration et séparation des fractions à haut point de fusion, l’huile de poisson subit généralement une étape de blanchiment par addition de silice amorphe et/ou de terre de diatomées, puis une désodorisation de l’huile par injection de vapeur sous vide partiel [27, 35]. Une étape de raffinage permet l’élimination des lipides polaires, et un passage sur charbon actif limite le taux de dioxine à 2 pg OMS-PCDD/TEQ/g huile destinée à la consommation humaine [36]

 

Source 2

Des milliards de petits poissons (merlan bleu) sont ensuite traités lors d’un immense processus industriel qui les broie, les écrase et les cuit. L’ensemble est ensuite scindé en huile et en pellets de farine de poisson. La farine de poisson est destinée aux porcs, à la volaille et aux élevages de saumon. L’huile va aux suppléments nutritifs, aux élevages de saumon, à l’industrie de la margarine et aux producteurs de laque et de peinture.
… TripleNine fut la première grande usine au monde capable d’enlever de grandes quantités de dioxine de la farine de poisson et de l’huile de poisson grâce à l’extraction à l’Hexane. L’hexane est souvent utilisé pour extraire davantage d’huile des graines, mais est lui-même un produit extrêmement nocif et dangereux. On ne peut jamais être assuré que l’hexane, toxique, disparaît complètement de l’huile

 

Source 3

L’extraction historique de l’huile de foie de morue à partir de foies frais (ou congelés) se réalise par la cuisson des foies puis par un broyage et une centrifugation pour séparer l’huile des protéines et de l’eau. L’extraction la plus courante d’huile de poisson est celle pratiquée sur les poissons bleus de type harengs, sardines, maquereaux, anchois, dans les usines mixtes de farines et d’huiles de poissons (figure 1). Ce process enchaîne des étapes de cuisson et pressage de poissons entiers pour séparer d’une part les protéines récupérées dans la fraction farine et les lipides d’autre part récupérés dans l’huile. Ce type d’extraction par pression à chaud a pour principal inconvénient la cuisson de l’huile, entraînant une dégradation de la qualité oxydative de l’huile et une perte de teneurs en EPA et DHA. D’autres procédés innovants arrivent sur le marché tels que l’extraction par pression à froid, process breveté issu de l’industrie de production des huiles végétales et en particulier de l’extraction d’huile d’olive. Il existe d’autres méthodes d’extraction moins courantes telles que l’extraction par voie enzymatique. Cette technique est basée sur l’action de protéases spécifiques à basse température (60 °C) sur les tissus protéiques.

 

Source 4

Selon le comité consultatif des protéines ou « Protein Advisory Group (PAG) » de la FAO les concentrats protéiques de poisson sont des produits stables propres à la consommation humaine, préparés à partir de poisson entier ou de parties de poisson. Le concentrat protéique est obtenu par élimination des constituants non protéiques, essentiellement les lipides, l’eau et les substances minérales. On utilise les solvants organiques tels que l’isopropanol, le dichoroéthylène. Les conditions d’extraction restent relativement drastiques : utilisation de solvants organiques, traitements thermiques sévères, réactifs chimiques.

 

Source 5

Le procédé SCFE consiste dans une première phase appelée phase d’extraction, à injecter sous haute pression (200 à 600 bars) et à des températures oscillant entre 30 et 150°C, du dioxyde de carbone ou une autre substance chimique dans un état ‘supercritique’ (ni liquide, ni gazeux) dans les cellules de l’huile de poisson jusqu’à leur éclatement. La deuxième étape consiste à scinder, c’est-à-dire enlever ce dont on a besoin (p. ex. les DHA ou EPA) et rajouter partiellement ultérieurement ce qui a été perdu (p. ex. les vitamines E).

La méthode SCFE rend l’huile moins stable, cause une plus importante lipoperoxydation, modifie la structure des profils de graisse, réduit la teneur minérale et fractionne les formations triglycérides. En outre, l’huile SCFA ne contient plus de phospholipides (p. ex. la lécithine), ni de vitamines E. Le procédé SCFA est plus dommageable pour les graisses poly-insaturées que l’extraction à l’hexane (solvants)’ (102). Cette méthode fournit un produit techniquement pur, mais raffiné à l’image du sucre blanc et du pain blanc. Pourtant, ce produit « pur » est tout sauf sain, car il a été séparé de ses amis (les micro-nutriments que la nature lui avait ajoutés). Quoi que les fabricants tentent de nous faire croire, les amateurs de la nature à l’état pur ne peuvent être adeptes de l’huile de poisson pharmaceutique.

 

Source 6

The content and composition of lipids in different byproducts (skins, heads, and backbones) from mechanically processed farmed Atlantic salmon were determined and compared with that obtained from wild salmon. Three different procedures were used to establish the optimal conditions of oil extraction (at high temperature −95°C, “cold” extraction at temperature not exceeding 15°C and enzyme assisted with Alcalase). “Cold” extraction at temperature not exceeding 15°C was very efficient, yielding almost 95% of the oil from skins. In the case of heads the obtained yield of about 71% was not lower than that from extraction performed at 95 °C or extraction supported by enzyme treatment. The peroxide value of oil isolated from the heads using “cold” extraction was at the same level as in oil of the enzyme assisted process, but four times lower than in oil extracted at high temperature. The results showed that the content of lipids from in the farmed salmon byproducts the content of lipids was about 45–55% higher than in byproducts of wild salmon, however the EPA + DHA content was 10–33% lower.

Traduction :
Le contenu et la composition des lipides dans différents sous-produits (peaux, têtes et épines dorsales) de saumons atlantiques d’élevage traités mécaniquement ont été déterminés et comparés à ceux obtenus à partir de saumons sauvages. Trois procédures différentes ont été utilisées pour établir les conditions optimales d’extraction de l’huile (à haute température −95 ° C, extraction «à froid» à une température ne dépassant pas 15 ° C et enzyme assistée avec de l’alcalase). L’extraction à froid à une température ne dépassant pas 15 ° C était très efficace, produisant près de 95% de l’huile des peaux. Dans le cas des têtes, le rendement obtenu d’environ 71% n’était pas inférieur à celui d’une extraction effectuée à 95 ° C ou de l’extraction supportée par un traitement enzymatique. L’indice de peroxyde de l’huile isolée des têtes par extraction «à froid» était au même niveau que dans l’huile du procédé assisté par enzyme, mais quatre fois moins que dans l’huile extraite à haute température. Les résultats ont montré que la teneur en lipides des sous-produits du saumon d’élevage était d’environ 45 à 55% plus élevée que celle des produits dérivés du saumon sauvage, mais que la teneur en EPA + DHA était inférieure de 10 à 33%.

 

 

Norme pour les huiles de poissons

 




Le mélange cru – croquettes : une mauvaise idée

On lit de plus en plus qu’apporter un peu de nourriture fraîche à la nourriture industrielle est un bon compromis pour ceux qui ne peuvent pas se permettre de nourrir leur animal au cru.

Or, dans la communauté du cru nous sommes nombreux à penser que ce mélange, ou l’alternance, est une mauvaise idée.

C’est d’abord une question de convictions.
Aux Etats Unis, il ne se passe pas une semaine sans qu’une marque ne doive rappeler un produit, croquettes ou pâtée, pour présence de bactéries pathogènes ou de produits à risques (je pense au pentobarbital qui a défrayé la chronique outre Atlantique). Ne nous leurrons pas, nous ne faisons pas exception. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas l’information que les aliments industriels sont exempts de tous problèmes.
Et de plus en plus d’études indépendantes mettent à jour l’impact négatif des croquettes sur la santé, qu’elles soient avec ou sans céréales.
Sachant cela comment peut on encore accepter l’idée que de mélanger une alimentation saine et une alimentation nocive puisse ne pas créer de problème sur le long terme ? Où est l’intérêt à faire ce mélange ? Peut on encore penser qu’ajouter un peu de nourriture fraîche va annuler les effets délétères de l’alimentation industrielle ?

C’est aussi une question de digestion
L’organisme des carnivores en général est conçu pour digérer de la viande crue, des os charnus crus, et des abats crus bref des proies. Leur système digestif est donc pleinement fonctionnel lorsqu’ils ont un régime biologiquement adapté. Mais si on mélange à cette nourriture biologiquement adaptée, une nourriture riche en carbonhydrate, on modifie alors l’environnement gastrique et on altère la bonne digestion. Et cela est d’autant plus vrai chez le chat

Et comme certains sceptiques ou défenseurs du mélange ont besoin de sources cet article en a fait une compilation.

 

Voici comment le Dr Conor Brady, spécialiste en nutrition (études sur les effets de l’alimentation sur le système digestif et le comportement des mammifères), décrit l’acidité de l’estomac du chien dans son livre : What do dogs eat?

The dog has a simple, very acidic gut, typical of a carnivore, designed to process large quantities of meat and bone. At it’s most acidic (during digestion) the dog’s gut can reach below pH1.0, equivalent to car battery acid, a level it can remain at for 5 hours (Itoh et al. 1980, Sagawa et al., 2009). Youngberg et al. (1985) found the average gastric pH of dogs ranges from pH1.5 ranging to pH2.1 a couple of hours after consuming a meal, when gastric juices would be in full flow. At this sort of acidity a meat and bone is rapidly broken down, often reduced to chyme within an hour (Lonsdale, 2001). Furthermore this acidic environment is inhospitable to all but the most specialized of microbiology, protecting healthy scavenging dogs from common meat-borne pathogens such as Salmonella and E. coli. Great quantities of mucous protect the dog from doing itself damage. Post-digestion the stomach will abruptly change to neutral, presumably to neutralise the corrosive acid before it hits the duodenum and intestines that are less equipped to withstand the corrosive power of a pH1 acid broth. Data on dry-fed dogs cite the pH of food bolus to rise to a near neutral pH6-7 in the duodenum (Itoh et al., 1980; Sagawa et al., 2009) but as high as pH 8.3 by the time it reaches the colon. There is little data available for dogs fed a fresh meat meal. It is well established omnivores have less acidic digestive juices than carnivores due to their larger inclusion of alkaline-forming legumes and vegetables. Carnivores on the other hand spend their time eating protein and fat and the more protein in a meal, the lower the stomach pH (Carpentier et al. 1988)

Traduction :
Le chien a un système digestif simple et très acide, typique d’un carnivore, conçu pour traiter de grandes quantités de viande et d’os. A son niveau le plus acide (pendant la digestion), l’estomac du chien peut atteindre un pH inférieur à 1,0, soit l’équivalent de l’acide d’une batterie de voiture, un niveau qu’il peut conserver pendant 5 heures (Itoh et al. 1980, Sagawa et al., 2009). Youngberg et al. (1985) ont constaté que le pH gastrique moyen des chiens variait entre 1,5 et 2,1, quelques heures après la consommation d’un repas, lorsque les sucs gastriques étaient en pleine circulation. Avec ce type d’acidité, la viande et les os se décomposent rapidement, souvent réduits en chyme en une heure (Lonsdale, 2001). De plus, cet environnement acide est inhospitalier pour tout, à l’exception d’agents pathogènes spécifiques, protégeant les chiens « charognards » en bonne santé contre les agents pathogènes communs tels que Salmonella et E. coli. De grandes quantités de mucus empêchent le chien de se nuire à lui même. Après la digestion, l’estomac se transformera brusquement en neutre, probablement pour neutraliser l’acide corrosif avant qu’il n’atteigne le duodénum et les intestins, moins équipés pour résister au pouvoir corrosif d’un bouillon acide de pH 1. Les données sur les chiens nourris avec une alimentation sèche indiquent que le pH du bol alimentaire atteint un pH presque neutre de 6 à 7 dans le duodénum (Itoh et al., 1980; Sagawa et al., 2009) mais atteint jusqu’à un pH de 8,3 lorsqu’il atteint le côlon Il y a peu de données disponibles pour les chiens nourris avec une alimentation de viande fraîche. Il est bien établi que les omnivores ont des sucs digestifs moins acides que les carnivores en raison de leur plus grande inclusion de légumineuses et de légumes alcalinisants. Les carnivores, quant à eux, passent leur temps à manger des protéines et des graisses et plus il y a de protéines dans un repas, plus le pH de l’estomac est bas (Carpentier et al. 1988)


En me rendant sur le site Raw Essentials créé à l’initiative du Dr Lyn Thomson vétérinaire en Nouvelle Zélande, j’ai trouvé une image qui résume bien la raison pour laquelle le mélange de la nourriture crue et industrielle n’est pas une bonne idée. J’ai donc contacté son équipe en lui demandant la permission de traduire ces images et de les ajouter sur mon blog.  En plus de son accord, j’ai eu également l’immense surprise de recevoir un fichier très fourni de différentes sources permettant de comprendre un peu mieux cette histoire de digestion et de ph que finalement tout le monde met en avant sans vraiment comprendre pourquoi.

 

Crédit montage avec traduction française : Fanny Frappart

 

 

Crédit montage avec traduction française : Fanny Frappart

 

 

L’alimentation crue permet une meilleure production d’enzymes digestives qui, couplée à l’acidité de l’estomac, favorisent une meilleure digestion.

Gastric acid secretory value of different foods
Saint-Hilaire, S.,Lavers, M.K., Kennedy, J. & Code, C.F. Gastroenterology 39 (1) July 1960

Carnivores require highly acidic gastric (stomach) contents following a meal, in order to promote safe and effective digestion. The effect of protein, relative to other foods, on gastric acidity has long been known. A pivotal study by Saint-Hilaire et al (1960) used gastric pouches to measure the acid-stimulating effects of different foods.

The foods with the highest secretory equivalent values belonged in the meat, fish, and dairy products categories.”

The foods with the least ability to stimulate acidity had the most carbohydrate content: fruit, bread, cereals, green peas, oatmeal and potatoes. Most of these foods are common ingredients in processed petfoods.

It was concluded: “protein was the most important acid-stimulating factor.”

Traduction :
Les carnivores nécessitent un contenu gastrique (estomac) très acide après un repas, afin de favoriser une digestion sûre et efficace. L’effet de la protéine, par rapport à d’autres aliments, sur l’acidité gastrique est connu depuis longtemps. Une étude pivot de Saint-Hilaire et al. (1960) a utilisé des poches gastriques pour mesurer les effets stimulant de l’acide de différents aliments.
« Les aliments ayant les valeurs équivalentes sécrétoires les plus élevées appartenaient aux catégories de la viande, du poisson et des produits laitiers. »
Les aliments ayant le moins de capacité à stimuler l’acidité contenaient le plus de glucides: fruits, pain, céréales, pois verts, farine d’avoine et pommes de terre. La plupart de ces aliments sont des ingrédients communs dans les aliments transformés pour animaux domestiques.
Il a été conclu que : « la protéine était le facteur le plus important de stimulation de l’acide« .

 

L’acidité de l’estomac joue un rôle primordial dans la bonne digestion et croquer des os charnus y contribue

Effect of different foods on the acidity of the gastric contents in patients with duodenal ulcer (Part III: Effect of altering the proportions of protein and carbohydrate)
Lennard-Jones, J.E., Fletcher, J. & Shaw, D.G. Gut (BMJ) 1968 9 177-182

Ingested food stimulates the production of acid within the stomach. This acidity needs to be reduced (buffered) after the food moves through to the small intestine, in order to avoid damaging the intestinal wall (causing or exacerbating ulcers).

Lennard-Jones et al (1968) found that protein was both the best stimulator of gastric acidity, and the best buffer:

The output of acid from an innervated canine gastric pouch is directly proportional to the nitrogen content of meals entering the stomach. The buffering power of meals also depends on their protein content. High protein meals thus stimulate much acid secretion by the gastric mucosa and also buffer the acid secreted.”

They also raised an important point about the form of food. A highly processed diet requires little chewing, and therefore stimulates less saliva production than a raw, meaty bone diet.

Malhotra (1964) suggest that the saliva secreted during mastication buffers gastric acid and that foods which are swallowed with little or no mastication become mixed with little saliva and therefore buffer less acid. The consistency of a meal may thus affect the subsequent acidity of the gastric contents.”

Traduction :
La nourriture ingérée stimule la production d’acide dans l’estomac. Cette acidité doit être réduite (tamponnée) après le passage de la nourriture dans l’intestin grêle, afin d’éviter d’endommager la paroi intestinale (provoquant ou exacerbant les ulcères).
Lennard-Jones et al (1968) ont trouvé que la protéine était à la fois le meilleur stimulateur de l’acidité gastrique et le meilleur tampon :
« La production d’acide d’une poche gastrique canine innervée est directement proportionnelle à la teneur en azote des repas entrant dans l’estomac. Le pouvoir tampon des repas dépend aussi de leur teneur en protéines. Les repas riches en protéines stimulent ainsi beaucoup la sécrétion d’acide par la muqueuse gastrique et tamponnent également l’acide sécrété.  »
Ils ont également soulevé un point important sur la forme de la nourriture. Une alimentation hautement transformée nécessite peu de mâcher, et stimule donc moins la production de salive qu’un régime d’os crus et charnus.
Malhotra (1964) suggère que la salive sécrétée pendant la mastication tamponne l’acide gastrique et que les aliments qui sont avalés avec peu ou pas de mastication se mélangent avec peu de salive et par conséquent tamponnent moins d’acide. La consistance d’un repas peut ainsi affecter l’acidité ultérieure du contenu gastrique. « 

 

Et pour favoriser l’acidité et la production de gastrine, la nourriture est d’une importance fondamentale

Importance of food in the regulation of gastrin release and formation
Lichtenberger, L.M., American Journal of Physiology 243, G429-441, 1982

Lichtenberger (1982) described the importance of the hormone, gastrin. Gastrin regulates the acidity of the stomach following a meal. It also plays a role in the rate of food leaving the stomach, and cell health within the gastrointestinal tract. If gastrin secretion is not appropriately regulated, there can be serious outcomes:

abnormalities in gastrin homeostasis may accompany gastrointestinal disturbances associated with various disease states, including…diabetes.”

Gastrin levels are elevated following a meal. This response is regulated by the types of nutrients that come into contact with the G-cells of the stomach (cells which release gastrin). The amount of gastrin secreted is determined by the nutrient composition of the meal:

A number of studies on a variety of animal species, including humans, have demonstrated that the food-induced rise in serum gastrin levels is primarily dependent on the presence of protein in the diet”

Protein is known to be the most potent stimulator of gastrin (carbohydrate is a poor stimulator). The form of protein also plays a part. Lichtenberger described how the protein in a commercial synthetic diet is not a good stimulator of gastrin:

serum gastrin concentrations fail to be maintained at the levels normally recorded in animals fed standard rat food, if rats are placed on one of several commercially available synthetic or semi-synthetic diets. This decline in blood gastrin levels was not attributable to quantitative differences in dietary protein content. This was clearly indicated by the findings that serum hormone levels were abnormally low in both a group of rats that consumed a protein-deficient diet… and in a group of animals fed an isocaloric amount of a high protein formulae.”

He proposed that:

many synthetic diets that are composed of either free amino acids or casein as their protein source are deficient in an unknown proteinaceous constituent that is required for gastrin release.”

Processing may render the protein less effective. Lichtenberger found that:

lyophilization (freeze-drying) resulted in a significant 50% reduction on the diet’s ability to stimulate hormone release.”

Traduction : Lichtenberger (1982) a décrit l’importance de l’hormone gastrine. La gastrine régule l’acidité de l’estomac après un repas. Il joue également un rôle dans le taux de nourriture quittant l’estomac et la santé cellulaire dans le tractus gastro-intestinal. Si la sécrétion de gastrine n’est pas correctement régulée, il peut y avoir des conséquences graves:
« Les anomalies de l’homéostasie de la gastrine peuvent accompagner les troubles gastro-intestinaux associés à divers états pathologiques, y compris … le diabète. »
Les niveaux de gastrine sont élevés après un repas. Cette réponse est régulée par les types de nutriments qui entrent en contact avec les cellules G de l’estomac (cellules qui libèrent de la gastrine). La quantité de gastrine sécrétée est déterminée par la composition en nutriments du repas:
« Un certain nombre d’études sur une variété d’espèces animales, y compris les humains, ont démontré que l’augmentation induite par les aliments dans les niveaux de gastrine sérique dépend principalement de la présence de protéines dans l’alimentation »

La protéine est connue pour être le stimulateur le plus puissant de la gastrine (les glucides sont de mauvais stimulants). La forme de la protéine joue également un rôle. Lichtenberger a décrit comment la protéine dans un régime synthétique commercial n’est pas un bon stimulateur de la gastrine :
« Les concentrations sériques de gastrine ne sont pas maintenues aux niveaux normalement enregistrés chez les animaux nourris avec des aliments standard pour rats, si les rats sont placés sur l’un des nombreux aliments synthétiques ou semi-synthétiques disponibles dans le commerce. Cette baisse des taux de gastrine dans le sang n’était pas attribuable à des différences quantitatives dans la teneur en protéines alimentaires. Cela a été clairement indiqué par les résultats que les niveaux d’hormones sériques étaient anormalement bas dans un groupe de rats qui ont consommé un régime déficiente en protéines … et dans un groupe d’animaux nourris avec une quantité isocalorique d’une formule à haute teneur en protéines.  »

Il a proposé que:
« De nombreux régimes synthétiques qui sont composés d’acides aminés libres ou de caséine comme source de protéines sont déficients en un constituant protéique inconnu qui est requis pour la libération de gastrine. »
Le traitement peut rendre la protéine moins efficace. Lichtenberger a trouvé que:
« La lyophilisation (séchage par le froid) a entraîné une réduction significative de 50% de la capacité de l’alimentation à stimuler la libération d’hormones.« 

 

Effect of diet on gastric secretion
Frank P Brooks American Journal of Clinical Nutrition 1985; 42: 1006-1019

Brooks (1985) also examined the effect of diet on gastric acidity.

He also found that protein was both the strongest stimulator of gastric acidity, and the most effective buffer, thus protecting the small intestine from damage and ulceration.

He also touched on the impact of palatability on acid stimulation. A more appealing meal leads to greater stimulation. We propose that this is a particularly important consideration for the many pets out there that reluctantly eat their processed food (or turn their noses up at it altogether).

An appetizing meal can stimulate acid secretion during sham-feeding to a greater degree than routine institutional food.”

In patients with small intestinal ulcers, Brooks notes that: “appetizing diets, high in calories and protein content, are both better buffers of gastric HCL and more powerful stimulants of acid secretion.”

Traduction :
Brooks (1985) a également examiné l’effet du régime alimentaire sur l’acidité gastrique.
Il a également découvert que les protéines étaient à la fois le stimulateur le plus puissant de l’acidité gastrique et le tampon le plus efficace, protégeant ainsi l’intestin grêle des lésions et des ulcérations.
Il a également évoqué l’impact de la palatabilité sur la stimulation acide. Un repas plus attrayant conduit à une plus grande stimulation. Nous suggérons que ceci est une considération particulièrement importante pour les nombreux animaux de compagnie qui mangent leur nourriture transformée à contrecoeur (ou la boudent).
« Un repas appétissant peut stimuler la sécrétion d’acide lors de l’alimentation factice dans une plus grande mesure que la nourriture institutionnelle de routine. »
Chez les patients atteints d’ulcères de l’intestin grêle, Brooks note que: « les régimes appétissants, riches en calories et en protéines, sont à la fois de meilleurs tampons de l’HCL gastrique et des stimulants plus puissants de la sécrétion d’acide. »

 

 

Amino acids and amines stimulate gastrin release from canine antral G-cells via different pathways
DelValle, J. & Yamada, T. Journal of Clinical Investigation Jan 1990 85 139-143

DelValle and Yamada (1990) also found that:

proteins are the primary food constituents found to have an acid secretagogue action, it is not surprising that only proteins are capable of significantly stimulating gastrin secretion.”

They noted a dose-dependent response between amino acids and amines (the constituents of proteins) and the strength of gastrin stimulation. A high concentration of these constituents was required to adequately stimulate gastrin.

A minimally processed prey-based diet will provide a carnivore with normal (appropriate) levels of protein, thus supporting optimal gastric acidity. Most processed, commercial diets are low in protein (because they are high in carbohydrate – a cheaper way to construct a diet).

Traduction :
DelValle et Yamada (1990) ont également constaté que:
« Les protéines sont les principaux constituants alimentaires ayant une action de sécrétagogue acide, il n’est pas surprenant que seules les protéines soient capables de stimuler significativement la sécrétion de gastrine« .
Ils ont noté une réponse dose-dépendante entre les acides aminés et les amines (les constituants des protéines) et la force de la stimulation de la gastrine. Une forte concentration de ces constituants était nécessaire pour stimuler adéquatement la gastrine.
Une alimentation à base de proies minimalement transformée fournira aux carnivores des niveaux normaux (appropriés) de protéines, soutenant ainsi une acidité gastrique optimale. La plupart des régimes commerciaux transformés sont pauvres en protéines (car ils contiennent beaucoup de glucides – une façon moins coûteuse de se nourrir).

 

Enfin l’acidité de l’estomac n’est pas importante uniquement pour digérer la viande crue et les os mais aussi pour gérer les parasites et les bactéries

Microbes help vultures eat rotting meat (Gut bacteria and strong gastric juices show how the birds can live on decaying flesh)
Ewen Callaway, 26 November 2014, Nature 

We advocate feeding a diet that promotes a highly acidic stomach for carnivores. One of the reasons for this is safety. Some people worry about the risk of illness from Salmonella. This is a common concern for biscuit-fed pets, as there are regular biscuit re-calls due to Salmonella contamination. There is also potential for Salmonella on a raw diet if it is not well sourced and stored.

An acidic stomach is a clever evolutionary trait that allows carnivores to safely consume bacteria that might cause harm in a less acidic gut environment.

Wild vultures (carnivorous scavengers) provide an excellent example of the benefits of this adaptation. They often eat dead or decomposing animals, and are exposed to toxins as potentially deadly as anthrax (Bacillus anthracis) – yet they are able to thrive on this diet due to their highly acidic stomach and the right balance of gut microbes.

Traduction :
Nous préconisons une alimentation qui favorise un estomac très acide pour les carnivores. Une des raisons pour cela est la sécurité. Certaines personnes s’inquiètent du risque de maladie liée aux salmonelles. Ceci est une inquiétude courante pour les animaux de compagnie nourris aux croquettes, car il y a des rappels réguliers de ces produits en raison de la contamination par les Salmonelles. Il existe également un risque potentiel de Salmonelles avec une alimentation crue si elle n’est pas bien fournie et stockée.
Un estomac acide est un trait évolutif intelligent qui permet aux carnivores de consommer en toute sécurité des bactéries qui pourraient causer des dommages dans un environnement moins acide.
Les vautours sauvages (charognards carnivores) fournissent un excellent exemple des avantages de cette adaptation. Ils mangent souvent des animaux morts ou en décomposition, et sont exposés à des toxines potentiellement mortelles comme l’anthrax (Bacillus anthracis) – pourtant ils sont capables de prospérer grâce à leur estomac très acide et au bon équilibre des microbes intestinaux.

Source

 

 

Traduction :

« L’acidité gastrique est probablement le facteur clé qui détermine la diversité et la composition des groupes microbiens présents dans le système digestif des vertébrés ».

« Les comparaisons de l’acidité de l’estomac entre les groupes trophiques chez les mammifères et les taxons d’oiseaux indiquent que les charognards et les carnivores ont une activité gastrique significativement plus élevée »

« L’estomac agit comme un filtre écologique »

Source

 

Conclusion : 
Mélanger alimentation industrielle et alimentation crue, fragilise l’organisme de votre animal car l’alimentation industrielle n’est pas une alimentation appropriée aux carnivores domestiques.

 

Et pour d’autres sources :
https://www.dogsnaturallymagazine.com/can-you-mix-raw-dog-food-with-kibble/

https://peterdobias.com/blogs/blog/is-it-ok-to-mix-a-raw-diet-and-kibble

Like Oil And Water: Mixing Kibble And Raw

 

 

 

Crédit photo : Global pet food




Le Cushing et le cru

La maladie de Cushing ou le Syndrome de Cushing, sont une maladie endocrinienne que l’on appelle également hypercorticisme. Elle se caractérise par une production trop importante de cortisol dans l’organisme.

  • Les causes
    – Le syndrome de Cushing peut être provoqué par des médicaments ou une tumeur de la glande surrénale (située au dessus du rein) ou de la glande hypophyse (située sous le cerveau)
    – La maladie de Cushing est provoqué par une tumeur hypophysaires qui produit une hormone (ACHT) qui stimule les glandes surrénales et leur fait produire trop de cortisol. Les tumeurs produisant l’ACTH peuvent être situées ailleurs dans le corps. On les appelle alors tumeurs ectopiques (Source)

 

  •  Les symptômes
    – Chutes de poils
    – Distension abdominale
    – Halètement
    – Fonte musculaire
    – Amincissement de la peau
    – Augmentation de la soif et des mictions (pipis)
    – Augmentation de l’appétit et prise de poids

 

En fonction de l’origine de la tumeur, les traitements proposés seront différents : chirurgical en cas de tumeur surrénalienne, médicamenteux  pour la tumeur hypophysaire (Source)

La syndrome de Cushing peut entraîner dans son sillage d’autres pathologies : diabète, pancréatite, maladie cardiaque, insuffisance rénale

 

L’alimentation

Les animaux souffrant de Cushing ont besoin d’une alimentation riche en protéines de bonne qualité, pour aider à lutter contre la fonte musculaire, aider le système immunitaire et la peau.  Il faudra également éviter les morceaux très gras, car les chiens et chats sont prédisposés à l’hyperlipidémie (cholestérol et triglycéride augmentés)

En écrivant cet article, tous les sites que j’ai visité préconisait de donner une alimentation pauvre en purine. J’ai donc voulu comprendre pourquoi et je n’ai trouvé aucune source pour étayer cette affirmation. J’ai donc cherché une corrélation entre les purines et le cortisol et il n’y en a aucune. Finalement à force de persévérance, voilà ce que j’ai pu trouver sur le site Dog-Aware.com

There is a lot of outdated information on the web about Cushing’s dogs needing a low-fiber, low-purine diet. It all appears to come from a single source, which references the third edition of Small Animal Clinical Nutrition (Lewis, et al, 1987). The newer fourth edition (Hand, et al, 2000), however, has no reference to purines, nor does it make any sense to restrict purines for dogs with Cushing’s.

Traduction : Il y a beaucoup d’informations dépassées sur le web concernant l’alimentation des chiens ayant un Cushing, disant qu’il faut un régime pauvre en fibres et en purine. Tout semble provenir d’une seule source référencé dans la troisième édition du Small Animal Clinical Nutrition (Lewis, et al, 197). La quatrième édition plus récente (Hand, et al, 2000), ne fait aucune référence aux purines, et il n’y a aucun sens à restreindre les purines pour les chiens ayant un Cushing

En résumé :
– Des protéines de bonne qualité
– Un apport modéré en graisse

En pratique :
– Viandes blanches
– Viandes rouges dégraissées
– Du cœur en petites quantités et à fréquence réduite
– Des abats
– Des os charnus de volaille sans peau
– De la panse verte
– Du poisson maigre

 

Enfin, cet article ne prétend pas que l’alimentation pourra guérir votre animal. Il a pour but de vous aider à concilier la pathologie dont il souffre et l’alimentation crue. Je vous enjoins vivement à effectuer un suivi strict de votre chien auprès d’un professionnel ayant une opinion positive sur cette alimentation, et  de préférence, ayant une approche holistique de la médecine vétérinaire, c’est à dire une vision globale de l’animal et de sa santé dans laquelle s’inclue l’alimentation.

 

 

 

 

Crédit photo : ©Illustration/Pixabay




L’alimentation du hérisson

Je voulais depuis longtemps consacrer un article à ce petit mammifère insectivore car on lit trop souvent des conseils erronés sur son alimentation, relayés par les sites de sauvetage. De ce fait nourrir un hérisson de croquettes pour chat et de pâtées est inapproprié.

Il existe différentes espèces de hérissons à travers le monde.

  • En Europe les plus commun est le Erinaceus europaeusque nous rencontrons dans nos jardins et nos sous bois. C’est un espèce protégée.
  • En Afrique de l’ ouest c’est le Atelerix albiventris, appelé également hérisson pygmée africain que l’on rencontre depuis quelques années en tant qu’animal de compagnie en Amérique du Nord et en Angleterre. En France sa détention est soumise à autorisation (bien qu’il n’y ait aucune législation le concernant) tout comme pour son cousin européen. Adressez vous à la DDPP de votre département.

 

L’alimentation

Le hérisson dans son habitat naturel se nourri d’insectes, mais également d’œuf, de petits rongeurs et d’oisillons, de batraciens, de petit poissons et mollusques et de végétaux (fruits et champignons)

Confiés à vos bons soins vous vous efforcerez donc de reproduire son alimentation naturelle.

Pour cela fournissez vous en boutique de reptiles. Vous y trouverez :

  • Des larves et vers vivants  : vers morios, vers de farine, vers , larves de Dolas, lombric et autres vers de terre. Donnez les larves avec parcimonie du fait de leur fort apports en protéines, sauf pour les femelles gestantes, allaitantes et les petits en croissance

  • Des insectes vivants : grillons, criquets, blattes

 

  • Des proies surgelées : poussins de 1 à 3 jours, rosées de souris, rosées de rats, blanchons de souris, sauteuses, blanchons de rats, rats sevrés et petits rats, souris adultes

  • Des petits poissons types joels ou éperlans
  • Des batraciens : les cuisses de grenouilles surgelées sont idéales
  • Des œufs de caille
  • Quelques végétaux : champignons (de paris, Bolets, cèpes), courges, courgette, poivrons rouges et jaunes, brocolis, concombre, et des fruits en petites quantités : melon, myrtilles, mûres, fraises, framboises, chair des cerises, poires sans pépins, pommes.

 

Vous voilà parés pour nourrir au mieux les hérissons qui viendraient élire domicile dans votre jardin ou les hérissons pygmées que vous aurez été autorisé à détenir.
N’hésitez pas à installer un abri dans votre jardin : une cagette dans laquelle vous créerez une ouverture, recouverte de branchages et garnie de paille. Vous trouvez de nombreuses idées en surfant sur internet ainsi que les précautions d’usage pour qu’il soit en sécurité.
Si vous trouvez un hérisson blessé dirigez vous le plus rapidement possible chez un vétérinaire qui pourra lui administrer les soins nécessaires.

 

Source 1

 

 




Le diabète et le cru

Le diabète : qu’est ce que c’est ?

C’est une maladie hormonale dans laquelle le pancréas perd sa capacité à produire de l’insuline, ou bien qui se déclare lorsqu’il y a une surproduction de l’hormone de libération du glucose : le glucagon

Il existe 2 formes principales de diabète chez le chien comme chez le chat :
– Le diabète insipide
– Le diabète sucré (*)

  • Les causes
    Pour le diabète insipide : incapacité du rein à concentrer les urines soit parce qu’il ne sécrète pas assez d’hormone antidiurétique, soit parce qu’il est insensible à cette hormone.
    Pour le diabète sucré de type 1 (diabète mellitus) : maladie auto immune dans laquelle le pancréas ne parvient pas à produire correctement l’insuline. Le glucose ne peut donc pas entrer dans les cellules pour produire l’énergie. Ce type de diabète n’est pas causé par l’alimentation mais elle joue un rôle important pour le maintien de la bonne santé de votre animal. Votre animal devra recevoir un traitement à vie.
    Elle est plus fréquente chez le chien.
    Pour le diabète sucré de type 2 : Il est la résultante de l’obésité et donc de l’alimentation. Le pancréas ne réagit pas correctement à l’insuline (insulinorésistance) ou il fait une mauvaise utilisation de l’insuline (hyperinsulinisme).
    Elle est plus fréquente chez le chat.
    Pour le diabète sucré de type 3 : souvent la conséquence de l’aggravation du type 2 (insulinodéficience)
  • Les symptômes
    Pour tous les diabètes : augmentation de la soif, augmentation des urines, perte de poids et augmentation anormale de l’appétit, faiblesse générale, cataracte.

 

Le pancréas et l’insuline

 

Image tirée du site Plantation Pet Health Center

 

Le pancréas sécrète majoritairement des enzymes digestives, mais une partie de cet organe est composée de cellules bêta (regroupées en amas appelés les îlots de Langheransqui produisent l’insuline. Les cellules alpha (également partie des îlots de Langerhans) produisent le glucagon.

L’insuline fonctionne comme une clé, elle permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme : dans les muscles, dans les tissus adipeux et dans le foie où il va pouvoir être transformé et stocké. Le glucose diminue alors dans le sang.
Une autre hormone, le glucagon, permet de libérer le glucose stocké dans le foie, en dehors des repas,  lors d’une baisse énergétique ou d’une baisse de glycémie.
C’est l’équilibre de ces hormones qui permet de maintenir la glycémie stable dans le corps. En cas de diabète, ce système de régulation ne fonctionne pas.
Source

 

 

Les traitements

Votre vétérinaire vous a probablement prescrit des injections d’insuline, à faire à son cabinet ou à injecter vous même. En passant au cru il va falloir revoir les doses et la fréquence des injections, surtout lors de la transition. Il est donc crucial que votre praticien vous suive dans votre démarche de changement d’alimentation. En effet un surdosage d’insuline peut avoir des graves répercussions immédiates sur la santé de votre chien, chat ou furet.
Pour pouvoir suivre la glycémie de votre animal et donc adapter les injections d’insuline, je vous recommande fortement d’avoir chez vous un glucomètre. C’est un achat qui peut s’avérer onéreux (de 40 à 130 € sans compter les bandelettes) mais qui vous permettra d’être autonome et de réagir rapidement. N’hésitez pas à demander conseils à votre praticien pour vous aider dans le choix le plus pertinent de l’appareil.
NB : les symptômes d’une hyperglycémie sont parfois les mêmes que ceux d’une hypoglycémie

 

L’alimentation

L’alimentation industrielle riche en carbohydrate (glucide dont amidon), contribue au diabète sucré en causant certaines pathologies comme l’obésité ou les pancréatites. Mais l’alimentation n’est pas toujours en cause, les facteurs génétiques ou d’âge sont également à prendre en compte.
Changer pour une alimentation naturelle et biologiquement appropriée c’est à dire composée uniquement de viande, d’os charnus et d’abats, est la meilleure solution.
Que ce soit pour votre chien, votre chat ou votre furet, vous débuterez de façon classique en ayant au préalable consulter votre vétérinaire pour adapter le traitement. Il est primordial d’ajuster les injections d’unités d’insuline dès le premier jour du changement alimentaire.

 

Enfin, cet article ne prétend pas que l’alimentation pourra guérir votre animal, bien que des cas de rémission de diabète de type 2 ont été constaté avec le passage à un régime cru. Je vous enjoins vivement à effectuer un suivi strict de votre chien auprès d’un professionnel ayant une opinion positive sur cette alimentation, et  de préférence, ayant une approche holistique de la médecine vétérinaire, c’est à dire une vision globale de l’animal et de sa santé dans laquelle s’inclue l’alimentation.

 

 

(*) : Source
Source 1
Source 2

 

Crédit photo : http://brommadjurklinik.se/2017/04/27/overvikt/




Wolves. L. David Melch

WOLVES_FR




Le matériel et les appareils électro-ménager

Quand on se lance dans l’alimentation crue, il y a certains appareils ou ustensiles à avoir chez soi. Voici une liste des « incontournables »

 

LES USTENSILES

  • La planche à découper
    En bois, en marbre ou en polyéthylène, privilégiez la résistance à l’esthétique.
  • Les couteaux
    Pour débuter je vous conseille 3 types de couteaux :
    – un couteau d’office pour couper les viandes
    – une paire de ciseaux à volaille ou un sécateur pour couper les volailles et le lapin
    – une feuille de boucher pour les os plus gros type côtes de porc ou cous de dinde
  • La balance de cuisine
    Investissez dans une balance de précision, surtout si vous avez des petits chiens ou des chats. Attention aux piles en fin de vie qui pourraient vous indiquer une pesée erronée.

 

L’ELECTROMÉNAGER 

  • Le congélateur
    C’est l’appareil obligatoire à vous procurer avant de démarrer le cru. Vous pourrez ainsi profiter de diverses promotions en grands surfaces ou des achats en grandes quantités sur les sites spécialisés ou en abattoir.
    Côté budget, c’est LA source de dépense la plus importante. N’hésitez pas à écumer les petites annonces pour profiter des petits prix.
    Coffre ou armoire, son achat dépendra de l’espace dont vous disposez, de la pièce dans laquelle vous allez le poser et de la quantité d’aliments que vous souhaitez stocker. Selon les sources, les conversions ne sont pas les même.
    Ainsi pour Picard il suffit de “diviser sa contenance par 5 et de convertir le résultat obtenu en kg. Ainsi, un congélateur de 50 l pourra contenir 10 kg de produits surgelés”.
    Une autre source indique qu”une capacité utile de 100 litres permet de stocker 50-70 kg de produits surgelés”.
    Donc pour vous donnez une approximation du volume nécessaire pour votre usage, multipliez
    – par 3 la quantité de votre stock pour un congélateur armoire
    – par 2 la quantité de votre stock pour un congélateur coffre / bahut

 

Coffre (ou bahut) : il est idéal si vous avez un garage, une buanderie, une grande cuisine et plusieurs chiens. Il offre le plus grand volume utile mais vous serez peut être amené à devoir y plonger la tête la première pour récupérer les denrées du fond

 

 

Armoire : il représente un gain de place puisqu’il se pose à la verticale. Pratique avec ses tiroirs, il vous faire perdre néanmoins du volume utile

 

 

 

 

  • Le déshydrateur
    Pratique pour confectionner des friandises naturelles, c’est un achat utile. Vous en trouverez à tous les prix avec ou sans thermostat, avec moteur à la base ou à l’arrière

Avec moteur à la base : peu encombrant, il est l’achat le moins cher. Sa gamme de prix est très large entre 30 et 120 euros. Les premiers prix toutefois (moins de 60 €) présentent un inconvénient “ Le séchage n’est pas uniforme : les plateaux du bas sèchent plus rapidement que ceux du haut et il faut donc intervertir les plateaux de temps en temps. Du fait de la faible puissance le séchage est assez long” (Source)

 

 

Avec moteur à l’arrière : très encombrant, son prix est également élevé, à partir de 130 euros et jusqu’à plus de 1000 euros. Les 3 marques phares sont : Daisy, Excalibur, Sedona. Le séchage horizontal permet cependant une meilleure répartition de l’air chaud à travers les grilles qui, pour certains modèles, sont en inox. Les viandes sont séchées de façon homogène à tous les étages.

 

 

 

 

 

 

  • L’appareil de mise sous vide
    Si la congélation reste le meilleur moyen de conservation, les rations mises sous vide présentent l’avantage de se conserver plus longtemps au réfrigérateur, et de prendre moins de place dans le congélateur. Toutefois, la mise sous vide peut s’avérer longue et fastidieuse pour ceux qui ont de nombreux chiens, et les sacs plastiques ne sont pas bons pour l’environnement, mais certains sacs sont réutilisables. Le prix est variable de 20 à 200 euros

 

 

  • Le hachoir à viande
    Il arrive malheureusement que, parfois, on ne puisse pas faire autrement que de hacher les os charnus : pathologie de la mâchoire ou du tube digestif, manque de dents, refus de l’animal et / ou vomissements. Cela est également utile pour le sevrage des chiots, chatons et furetons. Dans ces cas bien précis, plutôt que de vous tourner vers des préparations toutes prêtes, investissez dans un hachoir à viande. Ils ont des numéros allant de 5 à 32 correspondant à leur taille et leur poids.

 

Le hachoir manuel : il se fixe sur une table, un plan de travail, un établi. Les grilles vous donneront des morceaux plus ou moins fins. Moins cher que l’électrique il nécessite tout de même de l’huile de coude, et peut vite devenir fatiguant à manier. Son prix est cependant très abordable entre 30 et 60 €

 

Le hachoir électrique : plus encombrant que le hachoir manuel, il possède le grand avantage de vous épargner tout effort. Cependant ce confort à un prix, surtout s’il vous voulez qu’il dure dans le temps. Plus son moteur sera puissant plus il sera résistant. La marque Reber est une valeur sûre mais assez onéreuse (comptez 300 € environ)

 

 

 

 

  • La planche de décongélation
    Pour ceux qui oublieraient de sortir la ration du congélateur à temps, cet accessoire peut se révéler très utile. Elle réduit le temps de décongélation de manière significative comme vous pourrez le voir dans la vidéo ci dessous 

 

 

  • La mijoteuse – Le stérilisateur à bocaux
    Pratique pour recycler les os porteurs et / ou nus, la mijoteuse vous permettra de faire vos bouillon d’os sans monopoliser votre plaque de cuisson.  Il vous suffira de sélectionner le mode haute température la première heure puis le mode basse température et vous n’aurez pas besoin de surveiller. La fourchette de prix est très large, de 20 à 70 €, ce qui conviendra à tous les budgets.

 

 

Le stérilisateur à bocaux peut également servir pour les grosses pièces (fémurs rotules tibias omoplates). Son prix est cependant assez élevé (de 100 à 180 €)

 




Tutoriel pour une bonne utilisation du calculateur

Parce que les options de notre calculateur sont nombreuses, voici comment bien les utiliser à travers différents exemples en image

 

A – Je débute dans le cru avec mon animal adulte :  j’introduis les viandes

1 : Je choisis le type d’animal,  je coche OUI à l’option Je débute / Phase d’introduction et je coche NON pour les cas particuliers

 

2 : Je renseigne le poids actuel de mon animal, puis je clique sur la case Calculer. 

3 : Je choisis la ration qui correspond aux besoins de mon animal : prise de poids, stabilisation ou perte de poids
Sans mix

Avec mix

 

 

B – J’ai fini les introductions de viandes, je passe aux abats

1  : Je coche NON à l’option Je débute / Phase d’introduction

2 : Je renseigne le poids de mon animal, je coche NON à l’option panse et poisson et je clique sur Calculer 

3 : Je choisis la ration qui correspond aux besoins de mon animal : prise de poids, stabilisation ou perte de poids. La ration os charnus et viande a légèrement diminué pour inclure les abats

 

 

C – Je débute le cru avec mon chiot (ou chaton) de moins de 6 mois

1 : Je choisis l’option chiot (ou chaton) et je coche NON à l’option Je débute / Phases d’introduction

2 : Je renseigne l’âge et le poids actuel de mon animal,  je n’utilise la case pourcentage que sur recommandations de l’éleveur.

3 : Je coche NON aux options, j’attends 2 semaines d’adaptation avant d’introduire le poisson ou la panse verte. Je clique sur le bouton Calculer pour obtenir la ration journalière de mon chiot.

 

 

D – Je débute le cru avec mon chiot (ou chaton) de plus de 6 mois

1 : Je choisis l’option chiot (ou chaton) et je coche OUI à l’option Je débute / Phase d’introduction

 

2 : Je renseigne le poids actuel de mon animal, puis je clique sur la case Calculer pour obtenir la ration journalière de mon animal

 

 

E – Cas particuliers : l’éleveur de mon chiot m’a indiqué que les pourcentages habituels étaient trop élevés pour lui.

1 : Je renseigne l’âge, le poids de mon chiot et le pourcentage indiqué par l’éleveur

 

2 : Je clique sur le bouton Calculer pour obtenir la ration journalière de mon chiot

 

 

F – Cas particulier : mon chien adulte a des besoins plus importants que les pourcentages habituels

1 : Je renseigne l’âge, le poids de mon chien et le pourcentage que j’ai défini

 

2 : Je clique sur le bouton Calculer pour obtenir la ration journalière de mon chien

 




Teneur en purine des viandes et poissons

Votre chien souffre de calculs d’urates (ou acide urique) et vous devez impérativement être attentif à la teneur en purine des aliments que vous lui donnez. Pour vous aider voici des tableaux avec le taux de purine des divers morceaux de différentes viandes et poissons.

 

Les aliments sont classés en 5 catégories :

1 : très faible – moins de 50 mg/100 g (moins de 350 µmol/100 g)
2 : faible – entre 50–100 mg/100 g (350–700 µmol/100 g)
3 : modéré – entre 100–200 mg/100 g (700–1400 µmol/100 g)
4:  élevé – entre 200–300 mg/100 g (1400–2050 µmol/100 g)
5 : très élevé – plus de 300 mg/100 g (plus de 2050 µmol/100 g).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Attention, certains compléments bien que naturels sont tout à fait contre indiqués

 

 

 

Sources :
https://www.goutcure.com/purine-food-chart.html
https://www.dietaryfiberfood.com/purine-and-uric-acid/purines-uric-acid-in-beef-pork-chicken.php
https://www.dietaryfiberfood.com/purine-and-uric-acid/purines-uric-acid-fish-seafoods.php23
https://www.jstage.jst.go.jp/article/bpb/37/5/37_b13-00967/_html
http://www.innatia.fr/c-regimes-equilibres-fr/a-aliments-contre-lacide-urique-2868.html
https://world-rabbit-science.com/WRSA-Proceedings/Congress-2008-Verona/Papers/Q0-Hernandez.pdf