Pourquoi le cru ?

Pourquoi le cru ?

Parce que j’ai eu un jour la curiosité de me pencher sur la composition des croquettes que mon chien avait de plus en plus de mal à manger, le choix d’une autre alimentation s’est imposé comme une évidence.

Dans ma démarche de décryptage des ingrédients contenus dans les croquettes, j’ai été effarée de voir que les céréales (riz et pâtes) et les sous produits animaux étaient la constituante majeure des cailloux odorants que mon compagnon à 4 pattes rechignait à avaler. Outre les céréales, c’est la présence de mycotoxines qui devient préoccupante et si l’information reste marginale en France, Outre Atlantique les scandales se succèdent tout comme les rappels de produits.

A force de se laisser influencer par l’industrie du Petfood et les laboratoires pharmaceutiques qui leur offrent des voyages ou des cadeaux en échange de la mise en avant de leurs produits, certains vétérinaires induisent en erreur les propriétaires crédules et trop confiants. Comment ? En réécrivant la taxonomie et en décrétant que le chien est un omnivore.  Mais en cela rien d’étonnant quand on sait que l’industrie du Petfood est dans les écoles vétérinaires et qu’elle est la référence en terme de nutrition. Elle siège également au conseil d’administration de certaines écoles vétérinaires comme à Toulouse en 2008 ou à Lyon en 2004.

De nombreux blogs, sites et livres mettent à jour l’influence des industriels sur les professionnels de la santé animale, notamment au niveau des vaccins,  sans parler des méfaits des croquettes sur l’organisme des animaux de compagnie. Heureusement de plus en plus de praticiens se tournent vers une approche de l’alimentation plus respectueuse des besoins de l’animal.

Dans ma quête d’une nourriture plus adaptée pour mon chien, je suis d’abord tombée sur des sites et des forums vantant les bénéfices de la ration ménagère. Et en les parcourant, j’ai eu l’impression qu’il fallait être diplômé d’une école de physique chimie pour calculer les doses recommandées de poudres diverses et variées à rajouter à cette céréale que j’essayais de fuir : le riz !
Dans le meilleur des cas la viande est ajoutée crue et les légumes sont cuits, mais bien souvent la viande est donnée cuite. Donc au mieux on a un mélange riz et légumes cuits mélangé avec de la viande crue, au pire du tout cuit et là cela ne vaut guère mieux que les croquettes.

J’ai donc continué à chercher et j’ai découvert l’alimentation crue :
– Le Barf, acronyme curieux dont la signification première était : Bones And Raw Food, puis qui, sous l’impulsion du Dr Billinghurst, s’est traduite par : Biologically Appropriate Raw Food. Une alimentation qui veut répondre à tous les besoins biologiques d’un omnivore à tendance carnivore.
– Le prey model ou whole prey qui tente de s’approcher au plus près de ce qu’un carnivore pourrait trouver dans la nature : des proies.

Dans les 2 cas, même si mon choix s’est porté sur le Prey model, la nourriture fraîche est au centre de la gamelle. Les chiens disposent d’aliments à destination de la consommation humaine. Cela ne veut pas dire que je leur sers des petits plats mijotés, mais que j’utilise la viande que j’achète chez mon boucher, le poisson du poissonnier du marché ou les œufs de la ferme d’à côté. N’hésitez pas à démarcher les petits producteurs de votre région, les bouchers et les abattoirs.
Et pour répondre au titre « pourquoi le cru » c’est tout simplement parce que nos animaux de compagnie sont constitués de façon à manger ce que la nature leur offre : des proies. La création des croquettes en 1860 n’a pas transformé radicalement leur métabolisme, mais l’a plutôt mis à mal.
Le chien est un carnivore, avec une anatomie de carnivore n’en déplaise à certains vétérinaires, et vous retrouverez les particularités du chien dans la rubrique Chien : l’alimentation des chiens.

J’ai donc choisi de nourrir mes chiens au cru. Et si je souhaite si ardemment vous convaincre que le cru est l’alimentation idéale pour les carnivores domestiques, c’est parce que j’en ai constaté les effet bénéfiques sur mes chiens, notamment Moka, dont les crises d’épilepsie essentielle ont quasiment disparu depuis son passage au cru.

 

 

Carole