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Ma découverte du cru

Ma découverte du cru

Parce que j’ai eu un jour la curiosité de me pencher sur la composition des croquettes que mon chien avait de plus en plus de mal à manger, le choix d’une autre alimentation s’est imposé comme une évidence.

A force de se laisser influencer par l’industrie du Petfood et les laboratoires pharmaceutiques qui leur offrent des voyages ou des cadeaux en échange de la mise en avant de leurs produits, certains vétérinaires en viennent à se faire de l’argent sur le dos des animaux et des propriétaires crédules et trop confiants. Comment ? En réécrivant la taxonomie et en décrétant que le chien est un omnivore.  Mais en cela rien d’étonnant quand on sait que l’industrie du Petfood est dans les écoles vétérinaires et qu’elle est la référence en terme de nutrition. Elle siège également au conseil d’administration de certaines écoles vétérinaires comme à Toulouse en 2008 ou à Lyon en 2004.

De nombreux blogs, sites et livres mettent à jour les connivences entres professionnels de la santé animale et les industriels, sans parler des méfaits des croquettes sur l’organisme des animaux de compagnie. Heureusement de plus en plus de praticiens se tournent vers une approche de l’alimentation plus respectueuse des besoins de l’animal.
Dans ma démarche de décryptage des ingrédients contenus dans les croquettes, j’ai été effarée de voir que les céréales (riz et pâtes) et les sous produits animaux étaient la constituante majeure des cailloux odorants que mon compagnon à 4 pattes rechignait à avaler.

Les croquettes

Voici ce que j’achetais régulièrement :

 

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Et voici la composition :

  • Céréales (céréales complètes 63 %) : clairement on me vend des croquettes pour des poules !
  • Viandes et sous-produits animaux (8 % équivalent à 16 % de viandes et de sous-produits animaux réhydratés, avec min 4 % de poulet.) : comprenons nous bien. Les viandes et sous produits animaux ne sont présents qu’à hauteur de 8% sur l’ensemble du paquet. Et encore là dedans, la viande et les sous produits animaux ne représentent que 16 % dont 4 % minimum de viande de poulet ! Même les poules mangent plus de protéines animales quand elles picorent des vers de terre !
    Et si on s’intéressait aux sous-produits animaux ? Sisi je vous assure ça vaut le détour !
    Définition des sous produits animaux : « Le règlement européen (CE) n°1069/2009 classe les sous-produits animaux en trois catégories sur la base de leur risque potentiel pour la santé humaine et animale et l’environnement. »
    « Les matières de catégorie 3 ne présentent pas de risque sanitaire pour la santé animale ou la santé publique et sont les seules qui peuvent être valorisées en alimentation animale. Elles comprennent notamment des parties d’animaux abattus et jugés propres à la consommation humaine mais que la chaîne alimentaire humaine ne valorise pas, ainsi que les denrées alimentaires d’origine animale non destinées à l’alimentation humaine pour des raisons commerciales (« anciennes denrées alimentaires »).
    Seules certaines matières de catégorie 3 peuvent être utilisées dans l’alimentation des animaux, et ce, après application d’un traitement approprié dans des installations de transformation agréées. Par ailleurs, au sein des matières de cette catégorie de nombreux produits sont valorisés après des traitements spécifiques pour des usages divers (cosmétologie, pharmacie, produits manufacturés, artisanaux, voire artistiques, agronomie, énergie). »
    Source
    Et quand on télécharge le guide et qu’on a la patience de lire jusqu’au bout on tombe sur des perles. Par exemple :
    « Tout mélange de matières de catégorie 2 et de matières de catégorie 3 doit être considéré comme un ensemble de matières de catégorie 2. Ce principe s’applique à tout lot de sous-produits animaux non tracés individuellement (voir paragraphe II-A-6. du présent guide). Néanmoins, des matières naturellement souillées par du lisier ou du contenu de l’appareil digestif lors de conditions « normales » d’abattage ou de retrait (cuir d’abattoir ou d’équarrissage, pattes et pieds, plumes, sang, tube digestif vidé mais non lavé, dont panse verte, etc..) ne condamnent pas ces sous-produits animaux à être de fait de catégorie 2. »
    « Ainsi, sont de catégorie 3 : les laits, produits laitiers, graisses fondues et huiles de poissons, collagène, gélatine, ovoproduits et certaines anciennes denrées alimentaires (art. 10 f) et non art. 10 e)) contenant au titre des produits animaux ou d’origine animale uniquement une fraction des matières listées ci-avant, à savoir : biscuits, produits de viennoiseries, pâtisseries, confiseries, pâtes alimentaires, produits laitiers, etc.) » voir la Source
  • Sous-produits d’origine végétale : Les déchets et résidus de l’agriculture : tourteaux d’oléagineux, enveloppe de céréales, pulpe de betterave
  • Huiles et graisses
  • Extraits de protéines végétales : le chien a besoin de protéines animales comme tous les carnivores.
  • Substances minérales
  • Légumes (0,08 % de légumes en poudre équivalent à 0,5 % de légumes) :  la cerise sur le gâteau. Sur l’ensemble de mon paquet de croquettes il y a 0.08 % de légumes en poudre mais sur ces 0.08 % il n’y a que 0.5 % de légumes. Et le reste alors ? Ben moi j’ai envie de dire ça ou rien c’est pareil.

Additifs : Additifs nutritionnels :

IU / kg :
– Vitamine A : 19 000
– Vitamine D3 : 1110
– Vitamine E : 90

mg / kg :
– Sulfate ferreux monohydraté : 250
– Iodate de calcium anhydre : 3,1
– Sulfate cuivrique pentahydraté : 35
– Sulfate manganeux monohydraté : 19
– Sulfate de zinc monohydraté : 390
– Sélénite de sodium : 0,43
– Vitamines du groupe B : 75

Avec colorants et antioxygènes.

 

On serait tenter d’argumenter que les croquettes sans céréales restent un bon compromis. Et sans vouloir paraître extrémiste je réponds simplement : NON.
Avec ou sans céréales, les croquettes restent des croquettes. Le processus de fabrication fait intervenir des hautes températures, ou des basses températures, qui dénaturent les protéines et éliminent de nombreux autres nutriments. Et lorsqu’on y regarde de plus près, finalement c’est à peine mieux.
Voici 2 exemple de ce que les « consommateurs » appellent des croquettes de qualités. Ironiquement il me semble que croquettes et qualité mis côte à côte, sont un bel exemple d’oxymore.

 

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Exemple n° 1

Ingrédients :
Viande d’agneau, farine de viande d’agneau, patates douces, pommes de terre, petits pois, huile de colza, œuf, viande d’agneau rôtie, pulpe de tomates, arôme naturel, sel, chlorure de choline, mélange de tocophérols (conservateur naturel et source de vitamine E), racine de chicorée déshydratée, taurine, tomates, myrtilles, framboises, extrait de yucca schidigera, Enterococcus Faecium déshydraté, Lactobacillus déshydraté acidophilus favorisant la digestion (agent de fermentation), Lactobacillus casei déshydraté (agent de fermentation), Lactobacillus plantarum déshydraté (agent de fermentation), Trichoderma longibrachiatum déshydraté (agent de fermentation), supplément de vitamine E, sulfate de zinc, protéinate de cuivre, sulfate de fer, sulfate de zinc, sulfate de cuivre, iodure de potassium, mononitrate de thiamine (vitamine B1), protéinate de manganèse, oxyde de manganèse, acide ascorbique, supplément de vitamine A, biotine, niacine, pantothénate de calcium, sulfate de manganèse, sélénite de sodium, pyridoxine chlorhydrate (vitamine B6), supplément de vitamine B12, riboflavine (vitamine B2), supplément de vitamine D, acide folique.

Sans céréales certes mais avec amidon grâce à la pomme de terre, aux petits pois et la patate douce. Et comme si la cuisson de la viande dans le processus ne suffisait pas, rajoutons un petit coup de rôtissoire au préalable.

 

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Exemple n° 2

Composition à base d’ingrédients frais et importés du Canada :

viande fraîche de bœuf Angus (6 %), viande fraîche de sanglier (5 %), viande fraîche d’agneau (5 %), foie de bœuf frais (5 %), viande fraîche de porc (5 %), foie de porc frais (5 %), hareng frais entier (5 %), foie d’agneau frais (5 %), viande de bœuf déshydratée (4 %), viande d’agneau déshydratée (4 %), hareng déshydraté (4 %), saumon déshydraté (4 %), colin déshydraté (4 %), tripes de bœuf fraîches (3 %), viande de bison fraîche (3 %), graisse d’agneau (3 %), œufs frais (3 %), lentilles rouges, pois chiches, petits pois, lentilles vertes, huile de hareng (2 %), fibres de petits pois, ignames, alfalfa, potiron, courge butternut, feuilles d’épinards, carottes, pommes Red delicious, poire Bartlett, canneberges, fucus, racines de réglisse, racines d’angélique, fenouil, soucis, fenouil doux, feuilles de menthe poivrée, camomille, pissenlit, sarriette, romarin.

Additifs : vitamine A (15 000 UI/kg), vitamine D3 (2 000 UI/kg), fer (40 mg/kg), iode (3 mg/kg), cuivre (13 mg/kg), manganèse (14 mg/kg), zinc (150 mg/kg), sélénium (0,3 mg/kg).

Si on peut saluer le bel effort de la teneur en viandes, abats, graisse animale et œufs (73%), l’amidon est toujours présent avec les pois et les lentilles. Et tout ce qui était frais a été largement altéré lors de la cuisson, même si cette marque défend un processus de cuisson à basse température. Cuit à moins de 100° ou par extrusion, cela reste du cuit. C’est pour cela que les vitamines et sels minéraux sont rajoutés synthétiquement.

 

L’alternative
Dans ma quête d’une nourriture plus adaptée pour mon chien, je suis d’abord tombée sur des sites et des forums vantant les bénéfices de la ration ménagère. Et en les parcourant, j’ai eu l’impression qu’il fallait être diplômé d’une école de physique chimie pour calculer les doses recommandées de poudre de perlinpin à rajouter à cette céréale que j’essayais de fuir : le riz !

 

Le raw feeding
J’ai donc continué à chercher et j’ai découvert l’alimentation crue :
– Le Barf, acronyme curieux dont la signification première était : Bones And Raw Food, puis qui, sous l’impulsion du Dr Billinghurst, s’est traduite par : Biologically Appropriate Raw Food. Une alimentation qui veut répondre à tous les besoins biologiques d’un omnivore à tendance carnivore.
– Le prey model ou whole prey qui tente de s’approcher au plus près de ce qu’un carnivore pourrait trouver dans la nature : des proies.
Et puisque le chien est un carnivore, avec une anatomie de carnivore n’en déplaise à certains vétérinaires, c’est donc ce mode d’alimentation que j’ai choisi de suivre pour mes chiens.

Je vous invite donc à poursuivre votre lecture sur un prochain article : Barf ou Prey Model : que choisir ?

Lilibulle.